Comment attirer le tarin des aulnes au jardin
Attirer le tarin des aulnes : niger et tournesol décortiqué en silo, arachides en grillage, aulnes et bouleaux pour leurs graines d'hiver, eau propre.
Si vous achetez via les liens de cette page, nous pouvons toucher une commission, sans frais pour vous. Cela ne décide jamais de nos recommandations. Notre modèle

Dans cet article
- Le tarin des aulnes en bref
- Comment reconnaître le tarin des aulnes
- Où vit le tarin des aulnes en France ?
- Que mange le tarin des aulnes ?
- Quelles mangeoires pour le tarin ?
- L’eau
- Les plantes qui attirent le tarin en France
- La nidification du tarin
- Calendrier du tarin au jardin
- Les problèmes courants
- Erreurs fréquentes
- Statut et protection
- En résumé
- Sources
- Matériel cité dans ce guide
- Questions fréquentes
Pour attirer le tarin des aulnes au jardin, proposez des graines de niger dans un silo à petites ouvertures, du tournesol décortiqué et des arachides non salées dans une mangeoire grillagée, plantez ou conservez des aulnes, des bouleaux et des conifères dont il mange les graines en hiver, et gardez un bain peu profond de 2 à 4 cm, à l’eau changée chaque jour. C’est surtout un visiteur d’hiver en plaine : certaines années, des bandes entières envahissent les mangeoires, d’autres années on n’en voit presque aucun.
Petit, vif, jaune et vert, le tarin se suspend aux rameaux comme une mésange et se nourrit en groupe bavard. Ce guide explique comment le reconnaître, ce qu’il mange, quelles mangeoires et quelles plantes lui conviennent, où il niche en France et quelles erreurs éviter.
Le tarin des aulnes en bref
| Caractéristique | Détails |
|---|---|
| Nom scientifique | Spinus spinus (anciennement Carduelis spinus) |
| Taille | Environ 11,5 à 12,5 cm, envergure environ 20 à 23 cm |
| Poids | Environ 11 à 16 g |
| Répartition en France | Hivernant en plaine dans tout le pays ; nicheur surtout dans les forêts de conifères de montagne |
| Statut | Surtout hivernant, d’octobre à mars ou avril ; afflux irréguliers |
| Régime | Petites graines d’aulne, de bouleau et de conifères ; insectes en période de nidification |
| Aliments en mangeoire | Niger, tournesol décortiqué, arachides en mangeoire grillagée |
| Type de mangeoire | Silo à niger, silo à tournesol, mangeoire grillagée |
| Nidification | Petit nid en coupe haut dans un conifère ; pas de nichoir |
Les mesures sont des ordres de grandeur issus des ouvrages de référence et des fiches espèces des organismes ornithologiques.
Comment reconnaître le tarin des aulnes
Le tarin est l’un des plus petits fringilles de France, à peine plus grand qu’une mésange bleue. Il a un bec fin, pointu et assez long, une queue courte et nettement fourchue, et un plumage dominé par le vert jaune.
Quel que soit le sexe, il porte deux barres jaunes bien marquées sur l’aile noire et des taches jaunes sur les côtés de la base de la queue, très visibles quand il s’envole. Les flancs sont striés de sombre.
Mâle, femelle et jeune
- Mâle : vert jaune vif, face et poitrine jaune éclatant, petite calotte noire et souvent une tache noire au menton. Ventre blanchâtre, flancs striés.
- Femelle : plus grise et plus terne, sans calotte noire, nettement striée sur la tête, le dos et le dessous, avec moins de jaune. Les barres alaires jaunes restent visibles.
- Jeune : encore plus brun et plus strié que la femelle, avec les barres alaires jaunâtres. On peut le confondre avec un jeune serin ou un jeune chardonneret.
Chant et cris
Les cris sont souvent le premier indice d’une bande de tarins dans les aulnes ou au-dessus du jardin. Le plus typique est un « tsuii » ou « tiluu » plaintif, montant ou descendant, et un « tet tet » sec en vol. Le chant est un gazouillis rapide et continu, entrecoupé de trilles et d’imitations, qui se termine souvent par une note grinçante. Les groupes de tarins bavardent sans arrêt en se nourrissant.
Pour progresser, voir notre guide pour reconnaître les oiseaux au chant.

Espèces avec lesquelles on le confond
- Verdier d’Europe : plus grand et plus trapu, bec épais couleur chair, pas de calotte noire ni de barres alaires jaunes, mais bordures jaunes sur l’aile.
- Serin cini : encore plus petit, bec court et bulbeux, croupion jaune vif, pas de barres alaires jaunes nettes.
- Venturon montagnard : oiseau de montagne, nuque grise, barres alaires jaune vert, sans stries sur les flancs.
- Jeune chardonneret : gris beige avec une large barre dorée unique sur l’aile, pas deux barres fines.
Voir aussi notre méthode pour identifier un oiseau.
Où vit le tarin des aulnes en France ?
En période de nidification
Le tarin niche dans les forêts de conifères, surtout d’épicéas et de sapins. En France, il est surtout nicheur dans les massifs montagneux : Alpes, Pyrénées, Jura, Vosges, Massif central. On le trouve aussi plus localement dans des plantations de résineux de plaine, en particulier dans le nord-est. Ses effectifs nicheurs varient d’une année à l’autre, en fonction de la production de graines d’épicéa.
En hiver
C’est surtout en hiver qu’on le voit au jardin. Des tarins venus du nord et de l’est de l’Europe arrivent en plaine à partir d’octobre. Ils fréquentent les aulnes le long des rivières, les bouleaux des parcs et des friches, les conifères, puis les mangeoires, surtout en fin d’hiver quand les graines naturelles s’épuisent. On les voit souvent mêlés à des sizerins, des chardonnerets ou des mésanges.
Les hivers d’afflux
Le tarin est une espèce à déplacements irréguliers. Quand les arbres du nord de l’Europe produisent peu de graines, les tarins descendent en grand nombre vers l’ouest et le sud. Certains hivers, les observateurs signalent alors des bandes nombreuses dans des régions où l’espèce est habituellement discrète. Les comptages d’hiver de l’Observatoire des oiseaux des jardins permettent de suivre ces variations d’une année à l’autre.
Que mange le tarin des aulnes ?
Le tarin est un spécialiste des petites graines d’arbres, qu’il extrait des cônes et des chatons avec son bec fin. Il se suspend très souvent la tête en bas à l’extrémité des rameaux, avec une agilité proche de celle des mésanges.
- Automne et hiver : graines d’aulne et de bouleau, puis graines de conifères comme l’épicéa, le pin et le mélèze. Il prend aussi des graines de plantes herbacées, comme les chardons et les armoises.
- Printemps et été : graines de conifères, plantes herbacées et une part importante d’insectes, en particulier des pucerons, pour nourrir les poussins.
Les meilleurs aliments en mangeoire
- Graines de niger : petites et riches en huile, parfaitement adaptées à son bec. Elles demandent un silo à petites fentes. Voir notre sélection de mangeoires à niger.
- Tournesol décortiqué ou en éclats fins : très apprécié, sans déchets de coques.
- Arachides non salées en mangeoire grillagée : le tarin se suspend volontiers au grillage pour picorer des fragments. Utilisez toujours un grillage à mailles fines, jamais d’arachides entières en vrac.
- Mélanges pour petits fringilles : niger, chanvre concassé, éclats de tournesol.
- Pains de graisse : il en prend parfois des fragments, surtout par grand froid.
Pour une vue d’ensemble, voir notre guide sur quoi donner aux oiseaux en hiver.

Quelles mangeoires pour le tarin ?
- Silo à niger à petites ouvertures : l’équipement le plus efficace. Choisissez un modèle avec plusieurs perchoirs, car les tarins arrivent en groupe.
- Silo à tournesol décortiqué : partagé avec mésanges, verdiers et chardonnerets.
- Mangeoire grillagée à arachides : le tarin s’y accroche facilement.
- Mangeoire de fenêtre : les tarins sont souvent peu farouches et s’y habituent.
Si vous cherchez un silo à niger :
Les modèles proposés varient selon le pays ; cherchez un silo tubulaire à petites fentes prévu pour le niger.
Où placer les mangeoires
Le tarin aime les mangeoires placées près d’un arbre, où il peut se poser avant de descendre et se replier en cas d’alerte. Un bouleau, un aulne ou un conifère à quelques mètres du silo est idéal. Voir nos conseils pour bien placer une mangeoire.
Les bonnes pratiques avec le niger
- Remplissez peu à la fois, surtout par temps humide.
- Protégez le silo de la pluie avec un toit ou un emplacement abrité.
- Videz et lavez le silo dès que les graines forment des mottes ou sentent le moisi.
- Stockez les graines au sec et au frais. Voir comment conserver les graines.
Observer une bande de tarins
Le tarin est un oiseau grégaire et remuant. Une bande se déplace d’arbre en arbre en lançant ses cris plaintifs, se pose dans la cime d’un aulne ou d’un bouleau, puis se disperse sur les rameaux les plus fins. Les oiseaux s’accrochent aux cônes et aux chatons dans toutes les positions, souvent la tête en bas, et font tomber une fine pluie d’écailles et de graines. Au moindre danger, toute la bande s’envole ensemble, tourne quelques instants au-dessus des arbres, puis revient se poser.
Aux mangeoires, le tarin se montre souvent peu farouche et plutôt combatif pour sa taille. Il n’hésite pas à menacer, bec ouvert, un verdier ou une mésange qui convoite le même perchoir. En fin d’hiver, on voit parfois les mâles chanter depuis la mangeoire elle-même, calotte noire bien visible, peu avant le départ des hivernants vers le nord et l’est.
Ce comportement de groupe explique pourquoi un seul silo ne suffit pas toujours les années d’afflux : plusieurs points de nourriture espacés permettent à toute la bande de manger sans conflits permanents.
L’eau
Le tarin boit souvent, car ses graines sont sèches. En hiver, on le voit boire au bord des rivières, dans les flaques et aux bains d’oiseaux. Proposez un bain d’oiseaux peu profond, 2 à 4 cm, changez l’eau tous les jours et nettoyez-le chaque semaine, car les fringilles peuvent se transmettre des maladies aux points d’eau partagés. Par temps de gel, gardez l’eau libre de glace sans jamais ajouter de sel ni d’antigel. Voir nos conseils pour garder un bain d’oiseaux hors gel.
Les plantes qui attirent le tarin en France
C’est ce qui fait la différence entre un jardin où les tarins passent et un jardin où ils s’installent pour l’hiver.

Arbres
- Aulne glutineux : l’arbre du tarin, comme son nom l’indique. Ses petits cônes gardent leurs graines une bonne partie de l’hiver. Idéal près d’un fossé, d’une mare ou dans un sol frais et humide.
- Bouleau verruqueux et bouleau pubescent : leurs chatons libèrent des graines en automne et en hiver, très recherchées par les tarins et les sizerins.
- Épicéa commun : ses cônes fournissent des graines à la fin de l’hiver et au printemps, et il sert de site de nid en montagne.
- Mélèze : cônes riches en graines, adapté aux régions fraîches.
- Pin sylvestre : graines et abri.
Choisissez des essences adaptées à votre climat : l’épicéa et le mélèze souffrent dans les régions chaudes et sèches, où l’aulne près de l’eau et le bouleau restent de bons choix.
Plantes herbacées
Laissez monter en graines chardons, armoises, cardères, centaurées et onagres, et ne coupez pas les tiges sèches avant la fin de l’hiver. Voir nos idées de plantes à graines à laisser en hiver.
La nidification du tarin
Le tarin n’utilise pas de nichoir. Il construit un petit nid en coupe fait de brindilles fines, de mousse, de lichens et de toiles d’araignées, garni de poils, de plumes et de duvet végétal. Le nid est généralement placé haut dans un conifère, souvent près de l’extrémité d’une branche, ce qui le rend très difficile à trouver.
La reproduction en chiffres
- Période : d’avril à juillet, plus tard en altitude.
- Ponte : souvent 3 à 5 œufs.
- Incubation : environ deux semaines, par la femelle.
- Séjour au nid : environ deux semaines.
- Couvées : une à deux par an.
Si vous habitez en montagne près d’une forêt de conifères, le plus utile est de conserver les grands épicéas et sapins et d’éviter les tailles et abattages pendant la période de nidification.
Calendrier du tarin au jardin
| Période | Ce que fait le tarin | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|---|
| Janvier et février | Bandes dans les aulnes et bouleaux, puis aux mangeoires | Niger, tournesol décortiqué, arachides en grillage, eau hors gel |
| Mars et avril | Pic de fréquentation des mangeoires, puis départ des hivernants | Continuer à nourrir jusqu’au départ, laver les silos |
| Mai et juin | Nidification en montagne | Conserver les conifères, pas de pesticides |
| Juillet et août | Jeunes striés dans les forêts de montagne | Eau fraîche si vous êtes dans sa zone de nidification |
| Septembre et octobre | Premiers migrateurs en plaine | Préparer les silos, ne pas élaguer les aulnes et bouleaux |
| Novembre et décembre | Bandes dans les aulnes des rivières | Nourrir régulièrement, surveiller les hivers d’afflux |
Les problèmes courants
Il ne vient pas du tout
Le tarin est irrégulier. S’il n’y a pas d’aulnes, de bouleaux ou de conifères dans les environs, et si l’hiver n’est pas une année d’afflux, il peut ne jamais passer. Gardez un silo à niger propre et bien garni : les années favorables, il le trouvera. Voir aussi pourquoi les oiseaux ne viennent pas à une nouvelle mangeoire.

Il arrive tard en hiver
C’est fréquent. Les tarins exploitent d’abord les graines d’aulne et de bouleau, puis se reportent sur les mangeoires en fin d’hiver, souvent en février et mars, quand les ressources naturelles diminuent.
Les maladies
Comme les autres fringilles, le tarin peut être touché par la trichomonose et d’autres maladies liées aux mangeoires. Si vous voyez des oiseaux gonflés et apathiques, arrêtez de nourrir pendant deux à trois semaines, lavez et désinfectez les silos et les bains d’oiseaux, puis reprenez progressivement. Voir notre guide sur les oiseaux malades à la mangeoire et comment nettoyer une mangeoire.
Les arachides entières
Des arachides entières proposées en vrac peuvent être dangereuses pour de petits oiseaux et surtout pour les poussins au printemps. Proposez-les toujours en mangeoire grillagée ou en éclats.
Erreurs fréquentes
- Mettre du niger dans un silo ordinaire : il tombe et se perd.
- Laisser moisir le niger : remplissez peu et lavez souvent.
- Abattre ou élaguer les aulnes et les bouleaux : ce sont ses principales sources de graines d’hiver.
- Arrêter de nourrir trop tôt : les tarins sont souvent les plus nombreux en fin d’hiver.
- Des arachides entières en vrac : risque d’étouffement pour les petits oiseaux.
- Négliger le bain d’oiseaux : eau à changer chaque jour.
- Conclure que le jardin ne lui plaît pas : son absence dépend souvent de l’année, pas de vous.
Statut et protection
Le tarin des aulnes est répandu en Europe et n’est pas considéré comme menacé à l’échelle mondiale. Ses effectifs varient fortement d’une année à l’autre, en fonction des graines disponibles. Comme la quasi-totalité des oiseaux sauvages en France, il est protégé par la loi : capture, détention d’oiseaux sauvages, destruction des nids et des œufs et perturbation intentionnelle sont interdites. Ce cadre découle notamment de la directive européenne Oiseaux et du droit national de protection de la nature.
En résumé
Le tarin des aulnes vient là où il trouve de petites graines. Proposez du niger dans un silo adapté, du tournesol décortiqué et des arachides en mangeoire grillagée, près d’un arbre où il peut se poser, plantez ou gardez aulnes, bouleaux et conifères, et entretenez un point d’eau propre. Soyez patient : certaines années, il ne passera pas ; d’autres, une bande bavarde de tarins jaune et vert occupera vos silos jusqu’au printemps.
Sources
- LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux
- Observatoire des oiseaux des jardins (LPO et MNHN)
- Vigie-Nature (Muséum national d’Histoire naturelle)
- Oiseaux.net, encyclopédie des oiseaux
- Tarin des aulnes, Wikipédia
- Siskin, BirdFacts, British Trust for Ornithology
- Royal Society for the Protection of Birds
Matériel cité dans ce guide
Silo à niger à petites ouvertures
Un silo tubulaire aux fentes fines pour les graines de niger, avec plusieurs perchoirs : les tarins arrivent souvent en groupe et se suspendent volontiers.
- Idéal pour
- Les jardins proches d'aulnes, de bouleaux ou de conifères où des bandes de tarins passent en hiver.
- À éviter si
- Vous ne pouvez pas laver le silo chaque semaine : le niger humide moisit vite.
- Type
- Silo tubulaire à petites fentes
- Aliments
- Niger, éclats de tournesol fins
- Entretien
- Démontable pour le lavage
Questions fréquentes
Quand voit-on le tarin des aulnes au jardin ?
En plaine, le tarin des aulnes est surtout un hivernant. Les bandes arrivent en général en octobre et novembre depuis le nord et l'est de l'Europe et repartent en mars ou avril. Le nombre varie énormément d'un hiver à l'autre : certaines années, il est très commun aux mangeoires, d'autres il est presque absent. Il niche surtout dans les forêts de conifères de montagne.
Que mange le tarin des aulnes ?
Le tarin des aulnes se nourrit surtout de petites graines d'arbres : aulne, bouleau, épicéa, pin et mélèze. Il les extrait des cônes et des chatons avec son bec fin, souvent suspendu la tête en bas. Aux mangeoires, il apprécie les graines de niger, le tournesol décortiqué et les arachides en mangeoire grillagée. Les poussins reçoivent aussi des insectes.
Comment reconnaître le tarin des aulnes ?
C'est un petit fringille d'environ 12 cm, vert jaune, au bec fin et pointu et à la queue fourchue. Il a deux barres jaunes sur l'aile noire et du jaune sur les côtés de la queue. Le mâle a une petite calotte noire et souvent une petite tache noire au menton. La femelle, plus grise, est plus striée et n'a pas de calotte noire.
Le tarin des aulnes niche-t-il en France ?
Oui, mais surtout en montagne, dans les forêts de conifères des Alpes, des Pyrénées, du Jura, des Vosges et du Massif central, et plus localement dans des plantations de résineux de plaine. Il construit un petit nid en coupe haut dans un conifère, souvent près de l'extrémité d'une branche. Il n'utilise pas de nichoir.
Pourquoi les tarins viennent-ils certaines années et pas d'autres ?
Les déplacements du tarin dépendent de la production de graines d'épicéa, de bouleau et d'aulne dans le nord de l'Europe. Quand ces graines sont abondantes là-bas, beaucoup de tarins restent au nord. Quand la récolte est faible, ils descendent en grand nombre vers l'ouest et le sud. Ces hivers d'afflux sont irréguliers et difficiles à prévoir.