Que donner à manger aux oiseaux en hiver ?
Que donner à manger aux oiseaux en hiver : tournesol noir, graisse, arachides et niger riches en énergie, millet au sol, pommes pour les grives et eau libre.

Dans cet article
- Réponse rapide : les meilleurs aliments d’hiver pour les oiseaux
- Pourquoi les oiseaux ont-ils besoin d’une autre nourriture en hiver ?
- Quels sont les meilleurs aliments énergétiques pour l’hiver ?
- Que donner aux oiseaux qui mangent au sol ?
- Et les oiseaux qui ne mangent pas de graines ?
- L’hiver selon les régions
- Quelle quantité et à quelle fréquence ?
- N’oubliez pas l’eau
- Erreurs fréquentes en hiver
- Que ne faut-il pas donner aux oiseaux en hiver ?
- Idées reçues sur le nourrissage d’hiver
- En bref
- Un plan simple pour nourrir en hiver
- Sources
- Questions fréquentes
En hiver, donnez aux oiseaux des aliments riches en graisses et faciles à manger : tournesol noir, qui contient environ 40 % de matières grasses, graisse, arachides non salées et tournesol décortiqué couvrent la plupart des espèces. Ajoutez du millet au sol pour les moineaux, l’accenteur et les tourterelles, du niger pour le chardonneret et le tarin, et des pommes ou des vers de farine pour les merles, grives et rouges-gorges. Gardez un point d’eau hors gel à proximité, car la soif pèse autant que la faim par grand gel.
La raison relève de la physique. Les petits oiseaux perdent vite leur chaleur, les jours sont courts et les nuits longues. Les meilleurs aliments d’hiver apportent le plus d’énergie pour le moins d’effort, et avant la tombée de la nuit.
Réponse rapide : les meilleurs aliments d’hiver pour les oiseaux
| Aliment | Intérêt principal | Oiseaux qui en mangent | Type de mangeoire |
|---|---|---|---|
| Tournesol noir | Graisses et protéines, coque fine | Mésanges, sittelle, verdier, pinson, chardonneret | Silo, trémie, plateau |
| Graisse (pains et boules) | Énergie pure | Pic épeiche, sittelle, mésanges, troglodyte | Cage à graisse, distributeur à boules |
| Arachides non salées | Graisses et protéines | Mésanges, sittelle, pic épeiche, geai | Mangeoire grillagée, plateau |
| Tournesol décortiqué | Graisses, sans coques | Presque tous les granivores, y compris les petits becs | Silo, plateau |
| Niger | Petite graine riche en huile | Chardonneret, tarin, sizerins | Silo à niger ou filet |
| Millet blanc | Amidon, quelques protéines | Moineaux, accenteur, tourterelles, bruants | Plateau ou au sol |
| Pommes, raisins secs trempés | Sucres et eau | Merle, grives, rouge-gorge, étourneau | Plateau ou au sol |
| Vers de farine | Protéines et graisses | Rouge-gorge, troglodyte, merle | Coupelle ou plateau |
| Eau | Boire et se baigner | Presque toutes les espèces | Bain chauffant ou dégelé |
Si vous partez de zéro, un silo de tournesol noir et une cage à graisse serviront la plupart des oiseaux d’un jardin ordinaire. Notre guide du tournesol noir explique pourquoi c’est la meilleure graine pour commencer.
Pourquoi les oiseaux ont-ils besoin d’une autre nourriture en hiver ?
Les oiseaux ne changent pas ce qu’ils sont physiquement capables de manger en hiver, mais leur budget énergétique change fortement. Trois contraintes s’additionnent.
Les nuits froides épuisent les réserves de graisse
Un petit passereau a une température corporelle élevée, souvent de 40 à 42 °C, et une grande surface par rapport à sa masse. Par une nuit froide, il doit frissonner presque sans arrêt pour rester au chaud. Des études sur la mésange à tête noire d’Amérique du Nord, proche parente de nos mésanges, indiquent qu’elle peut gagner environ 10 % de son poids en graisse au cours d’une journée d’hiver et en brûler l’essentiel pendant la nuit. Beaucoup de petits oiseaux abaissent aussi leur température la nuit, dans un état contrôlé d’hypothermie, ce qui économise de l’énergie sans supprimer le besoin de se nourrir à l’aube. Pour la physiologie, voir comment les oiseaux se protègent du froid.
Les jours sont courts
En décembre, dans le nord de la France, une journée n’offre qu’environ huit heures de lumière pour se nourrir, dont une partie passée à surveiller les prédateurs. Il reste moins de temps pour trouver à manger. Les aliments denses en calories et rapides à manipuler comptent davantage.

La nourriture naturelle s’épuise
Les insectes sont en dormance ou cachés, beaucoup de baies ont été mangées en fin d’hiver, et la neige ou le verglas recouvrent les graines au sol. La fin de l’hiver, et non son début, est souvent la période la plus difficile, parce que les ressources naturelles ont été exploitées pendant des mois.
Le menu d’hiver est donc une affaire de densité énergétique. Les graisses apportent plus de deux fois plus de calories par gramme que les glucides ou les protéines, ce qui explique pourquoi graines oléagineuses, fruits secs et graisse figurent en tête de toutes les listes d’experts.
Quels sont les meilleurs aliments énergétiques pour l’hiver ?
Le tournesol noir
C’est la base. La graine est petite, à coque fine, donc même les petits becs l’ouvrent, et son amande est riche en graisses. En France, mésange charbonnière, mésange bleue, mésange nonnette, sittelle torchepot, verdier d’Europe, pinson des arbres, chardonneret élégant et moineaux la prennent volontiers. Le tournesol strié a une coque plus épaisse et convient aux plus gros oiseaux, mais le tournesol noir nourrit plus d’espèces.
Le tournesol décortiqué
Ce sont des amandes de tournesol sans leur coque. Les oiseaux ne dépensent aucune énergie pour les ouvrir, rien n’est gaspillé et aucun tas de coques ne s’accumule sous la mangeoire. Il coûte plus cher et s’abîme plus vite quand il est mouillé, donc ne mettez que ce qui disparaît en un ou deux jours. Il est particulièrement utile par grand froid, quand chaque seconde de manipulation compte.
La graisse : pains et boules
La graisse est une graisse animale dure, souvent mélangée à des graines, des arachides, de l’avoine ou des insectes séchés. C’est presque de l’énergie pure. Pic épeiche, sittelle, mésanges charbonnière, bleue et à longue queue, grimpereau des jardins, troglodyte et rouge-gorge en profitent, ainsi que la fauvette à tête noire là où elle hiverne.
L’hiver est la saison idéale pour la graisse, car le froid la garde ferme. Voir notre sélection de pains et boules de graisse ou apprenez comment faire une boule de graisse maison.
Un point important : beaucoup de boules de graisse sont vendues dans des filets en plastique. Retirez-les avant de placer les boules dans un distributeur adapté. Les oiseaux, surtout les pics, peuvent s’y prendre la langue ou une patte, et les associations de protection des oiseaux, en France comme au Royaume-Uni, déconseillent ces filets.
Les arachides
Les arachides nature, non salées, crues ou grillées à sec, sont riches en graisses et en protéines. Proposez-les décortiquées dans une mangeoire grillagée à petites mailles, pour que les oiseaux prennent de petits morceaux plutôt que des arachides entières, ou concassées sur un plateau. Au printemps et en été, une arachide entière peut étouffer un oisillon si les parents l’apportent au nid : les mangeoires grillagées ou les morceaux sont donc la bonne habitude toute l’année. Les arachides doivent être sèches et sans moisissure, car humides, elles peuvent contenir des aflatoxines, des composés toxiques produits par certaines moisissures.
Mésanges charbonnière, bleue et noire, sittelle, pic épeiche et geai des chênes en sont de grands consommateurs.

Le niger
Le niger est une minuscule graine noire riche en huile, issue d’une plante africaine, Guizotia abyssinica. Il demande une mangeoire spéciale à petites ouvertures ou un filet à mailles fines. C’est l’aliment favori du chardonneret élégant et du tarin des aulnes, et des sizerins les hivers où ils descendent jusqu’à nous. Il se dessèche et perd son attrait s’il est stocké trop longtemps : achetez des quantités modestes.
Que donner aux oiseaux qui mangent au sol ?
Beaucoup d’oiseaux d’hiver préfèrent se nourrir au sol ou sur une surface plane : accenteur mouchet, pinson des arbres, pinson du Nord, rouge-gorge, merle noir, grive musicienne, moineaux, bruant jaune à la campagne et tourterelle turque.
Le millet blanc
Petit, rond et bon marché, le millet blanc plaît aux moineaux, à l’accenteur, aux bruants et aux tourterelles. Répandez-le sur un plateau ou une zone dégagée. Il plaît moins aux mésanges et aux verdiers, donc il complète le tournesol sans le remplacer.
Le maïs concassé
Le maïs concassé nourrit tourterelles, faisans, moineaux et geai. Il attire aussi pigeons, étourneaux, corvidés, écureuils, rongeurs et, en lisière de forêt, sangliers : proposez-en de petites quantités. Il s’abîme vite quand il est mouillé, donc ne laissez jamais un tas détrempé dans la neige.
Après une chute de neige
La neige enfouit la nourriture au sol en quelques minutes. Dégagez une petite surface à la pelle ou au balai, ou utilisez un plateau bas couvert d’un toit, pour que les oiseaux du sol puissent encore manger. Un plateau bas près d’un buisson ou d’un tas de branches les protège de l’épervier pendant qu’ils se nourrissent.
Et les oiseaux qui ne mangent pas de graines ?
Certains des visiteurs d’hiver les plus appréciés ne touchent jamais au tournesol. Il leur faut autre chose.
Les frugivores
Merles, grives, étourneaux et, certains hivers, jaseurs boréaux se nourrissent de fruits. En France et en Belgique, des pommes tombées ou coupées en deux, posées sur la pelouse pendant les gelées, attirent le merle noir, la grive litorne et la grive mauvis, des hivernants venus de Scandinavie et de Russie.
Bonnes options d’hiver : pommes et poires coupées en deux, raisins secs trempés et canneberges séchées ramollies. Posez les fruits au sol ou sur un plateau bas. Pour une solution durable, plantez des arbustes à baies ; notre guide des arbustes à baies qui nourrissent les oiseaux tout l’hiver propose des espèces adaptées.
Les insectivores
Rouge-gorge, troglodyte, accenteur et grimpereau mangent des insectes toute l’année. Vers de farine séchés ou vivants, graisse aux insectes et pâtes à graisse les aident. Le troglodyte mignon, minuscule, souffre particulièrement des hivers rigoureux.
Les tiges sèches et la nourriture naturelle
Un jardin qui laisse debout en hiver les têtes de cardères, de tournesols, d’onagres et de graminées nourrit chardonnerets et moineaux gratuitement. La litière de feuilles abrite des insectes hivernants que troglodytes et merles viennent chercher.

L’hiver selon les régions
L’hiver n’a pas le même visage partout, et le meilleur menu non plus.
- Nord-Est et régions continentales : froid durable, neige possible. La base est le tournesol, la graisse, les arachides et le niger, avec du millet pour les oiseaux du sol. Les années d’afflux, pinsons du Nord et tarins peuvent arriver en nombre : prévoyez de remplir souvent.
- Façade atlantique et Bretagne : hivers doux et humides. L’humidité est l’ennemi : graines décortiquées en petite quantité, mangeoires couvertes, nettoyage fréquent. La fauvette à tête noire hiverne souvent et apprécie graisse et fruits.
- Montagne : neige longue et nuits très froides. Les aliments gras comptent le plus, et un plateau couvert maintient l’accès au sol.
- Pourtour méditerranéen : hivers doux mais coups de froid possibles. L’eau et les fruits comptent autant que la graisse ; ne nourrissez pas en excès quand il fait doux.
- Belgique et Québec : en Belgique, le menu est le même qu’en France du Nord. Au Québec, les espèces changent et le froid est bien plus rude : la graisse et le tournesol deviennent essentiels, et l’eau libre précieuse.
Le principe est le même partout : adaptez la nourriture aux oiseaux que vous avez réellement, et privilégiez l’énergie quand les nuits sont les plus froides.
Quelle quantité et à quelle fréquence ?
Nourrissez aux bons moments
Les oiseaux se nourrissent le plus intensément dès l’aube, pour compenser ce qu’ils ont brûlé pendant la nuit, puis dans l’heure ou les deux heures avant le crépuscule, pour préparer la nuit suivante. Assurez-vous que les mangeoires sont pleines à l’aube et complétez-les en milieu d’après-midi les jours froids.
Soyez régulier
Les études indiquent que la plupart des oiseaux ne tirent qu’une partie de leur nourriture des mangeoires et continuent à se nourrir naturellement : ils ne sont pas démunis sans vous. Mais pendant un grand froid, une forte neige ou du verglas, une mangeoire fiable peut vraiment compter. Si vous partez, demandez à un voisin de remplir pendant les vagues de froid, et si vous voulez arrêter, faites-le progressivement au printemps.
Donnez ce qui sera mangé
Mieux vaut remplir chaque jour que laisser une semaine de nourriture exposée à la pluie et à la neige. Les graines mouillées s’agglomèrent et moisissent, et les restes attirent les rongeurs. Une bonne règle : mettre à peu près ce qui disparaît en un ou deux jours.
N’oubliez pas l’eau
L’eau est sans doute la ressource d’hiver la plus négligée. Les oiseaux doivent boire, et le bain garde les plumes propres et bien alignées, ce qui leur permet d’isoler correctement. Manger de la neige coûte à un petit oiseau une chaleur précieuse.
Un bain chauffant, ou un dégivreur placé dans un bain ordinaire, garde l’eau libre par temps de gel. À défaut, versez de l’eau tiède dans un bain peu profond chaque matin. N’ajoutez jamais d’antigel, de sel ou de glycérine. Notre guide pour garder un bain d’oiseaux hors gel présente les options.

Erreurs fréquentes en hiver
- Compter sur le pain et les restes. Le pain rassasie sans apporter graisses et protéines.
- Acheter des mélanges bon marché pleins de remplissage. Blé, millet rouge et sorgho restent souvent dans la mangeoire et finissent par pourrir au sol.
- Laisser des graines mouillées dans les mangeoires. Les graines agglomérées et moisies peuvent abriter des champignons liés à l’aspergillose. Videz et séchez toute mangeoire qui a pris l’eau.
- Laisser les mangeoires se salir. L’affluence hivernale favorise les maladies, dont la trichomonose qui a durement touché le verdier. Nettoyez environ toutes les deux semaines, plus souvent en cas de forte fréquentation.
- Utiliser des aliments salés ou aromatisés. Arachides salées, biscuits apéritifs et céréales sucrées ne conviennent pas.
- Laisser les boules de graisse dans leur filet. Retirez le filet et utilisez un distributeur adapté.
- Placer les mangeoires à découvert. Les oiseaux y dépensent plus d’énergie et risquent davantage l’épervier. Placez-les à environ 3 m d’un couvert, comme une haie ou un conifère, mais pas si près qu’un chat puisse s’y embusquer.
- Oublier l’eau. Un bain gelé ne sert à personne.
Que ne faut-il pas donner aux oiseaux en hiver ?
Certains aliments font plus de mal que de bien en toute saison, et l’hiver ne fait pas exception.
- Les aliments salés, dont les arachides salées, les chips et les biscuits apéritifs.
- Les aliments moisis ou avariés, dont le pain rassis, les vieilles graines et les fruits pourris.
- Le gras des plats de cuisson. Les jus mélangés à la graisse et au sel restent mous et gras, collent aux plumes et s’abîment vite. Une graisse dure et nature, comme le suif, est différente.
- Le lait. Les oiseaux ne sont pas adaptés pour digérer le lactose.
- Le chocolat, l’avocat et la caféine, connus pour être toxiques.
- Le riz cuit salé ou en sauce.
Notre liste complète de ce qu’il ne faut pas donner aux oiseaux donne tous les détails.
Idées reçues sur le nourrissage d’hiver
Idée reçue : les oiseaux meurent si l’on arrête de les nourrir. La plupart utilisent les mangeoires en complément. Le vrai risque concerne les épisodes courts et sévères : gardez de la nourriture disponible à ce moment-là.
Idée reçue : nourrir en hiver empêche les oiseaux de migrer. La migration est déclenchée surtout par la durée du jour et des rythmes internes, pas par la nourriture. Une mangeoire ne retient pas un migrateur en bonne santé.
Idée reçue : les pattes des oiseaux gèlent sur les perchoirs métalliques. Les pattes des oiseaux sont couvertes d’écailles et presque sèches, et rien ne prouve que des oiseaux en bonne santé restent collés au métal.
Idée reçue : la graisse ne se donne qu’en hiver. C’est en hiver qu’elle est la plus pratique, mais des pains formulés pour la chaleur existent pour les autres saisons.
En bref
- Les graisses apportent environ 9 kcal par gramme, plus du double des glucides ou des protéines.
- Le tournesol noir contient environ 40 % de matières grasses.
- Un petit passereau peut brûler en une nuit froide l’essentiel de la graisse accumulée dans la journée.
- La fin de l’hiver est souvent la période la plus maigre, pas le début.
- L’eau compte autant que la nourriture quand tout est gelé.
- Grives litornes, grives mauvis et pinsons du Nord peuvent n’apparaître aux mangeoires que pendant les vagues de froid.
Un plan simple pour nourrir en hiver
- Installez un silo ou une trémie de tournesol noir ou décortiqué.
- Suspendez une cage à graisse près d’un tronc pour le pic épeiche et la sittelle.
- Ajoutez un silo à niger si vous voyez des chardonnerets ou des tarins.
- Répandez du millet sur un plateau bas ou au sol, près d’un couvert, pour l’accenteur, les moineaux et les tourterelles.
- Posez des pommes coupées ou des raisins trempés au sol pour les merles et les grives pendant les gelées.
- Gardez de l’eau libre chaque jour.
- Nettoyez les mangeoires toutes les deux semaines environ et ratissez coques et fientes.
Pour une vue plus large des soins par temps froid, abris et dortoirs compris, voir notre guide du nourrissage hivernal. Pour comparer les mélanges, cherchez ceux qui reposent sur les aliments ci-dessus plutôt que sur des céréales de remplissage.
Sources
- LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux
- Observatoire des oiseaux des jardins (LPO et MNHN)
- Vigie-Nature (MNHN)
- Cornell Lab of Ornithology et Birds Canada : Project FeederWatch
- Royal Society for the Protection of Birds : rspb.org.uk
- British Trust for Ornithology : bto.org
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure nourriture à donner aux oiseaux en hiver ?
Si vous ne pouvez proposer qu'un seul aliment, choisissez le tournesol noir. Sa coque fine est facile à ouvrir pour les petits oiseaux et son amande est riche en matières grasses, environ 40 % du poids. Mésanges, sittelle, verdier, pinson, chardonneret et moineaux en mangent, donc une seule mangeoire de tournesol touche plus d'espèces hivernales que n'importe quelle autre graine.
Peut-on donner du pain aux oiseaux en hiver ?
Le pain n'est pas un poison en petite quantité, mais il rassasie tout en étant pauvre en graisses et en protéines, dont les oiseaux ont besoin pour survivre aux nuits froides. Un oiseau rempli de pain a moins de place pour une meilleure nourriture. Mouillé, le pain moisit vite. Proposez plutôt des graines, de la graisse, des arachides non salées ou des pommes.
Quand commencer à nourrir les oiseaux en hiver ?
La LPO conseille de nourrir pendant la mauvaise saison, en gros de la mi-novembre à la fin mars, quand les premières gelées arrivent et jusqu'à ce que les insectes reviennent. Commencer à l'automne permet aux oiseaux sédentaires et aux hivernants de repérer les mangeoires avant les grands froids. L'essentiel est de ne plus interrompre le nourrissage une fois le froid installé, surtout pendant la neige et le verglas.
Les oiseaux ont-ils besoin d'eau en hiver ?
Oui. Les oiseaux boivent tous les jours et se baignent pour entretenir leur plumage, même par temps de gel. Manger de la neige leur coûte de la chaleur corporelle. Un bain peu profond maintenu hors gel par un chauffage, ou rempli d'eau tiède les matins froids, peut attirer autant d'oiseaux qu'une mangeoire, y compris des espèces qui ne mangent jamais de graines.
Les oiseaux meurent-ils si l'on arrête de les nourrir en hiver ?
Les études indiquent que la plupart des oiseaux ne tirent qu'une partie de leur nourriture quotidienne des mangeoires et continuent à chercher des aliments naturels : ils ne dépendent pas entièrement de vous. Le risque est maximal pendant un froid soudain et intense, la neige ou le verglas, quand la nourriture naturelle devient inaccessible. Si vous voulez arrêter, diminuez progressivement, jamais en pleine vague de froid.