Grippe aviaire et mangeoires : faut-il arrêter de nourrir ?
Grippe aviaire et mangeoires : le risque est faible chez les passereaux, on peut continuer à nourrir, sauf si l'on a des volailles. Point à jour septembre 2026.

Dans cet article
- Réponse rapide : ce que doivent faire les amateurs d’oiseaux
- Qu’est-ce que la grippe aviaire, et pourquoi cette épizootie est-elle différente ?
- Quels oiseaux attrapent la grippe aviaire ?
- Faut-il retirer ses mangeoires ?
- L’être humain peut-il attraper la grippe aviaire au jardin ?
- Comment nettoyer mangeoires et bains pendant une épizootie ?
- Que faire si je trouve un oiseau malade ou mort ?
- Chats et chiens peuvent-ils attraper la grippe aviaire ?
- Bains d’oiseaux et abreuvoirs à colibris : un risque ?
- Où trouver les consignes à jour près de chez soi ?
- Pourquoi nourrir canards et cygnes est une mauvaise idée en ce moment
- Quand le risque est-il le plus élevé ?
- Idées reçues et réalités
- Les erreurs courantes
- L’essentiel en bref
- Sources
- Questions fréquentes
Grippe aviaire et mangeoires : pour la plupart des foyers, il n’est pas nécessaire de retirer ses mangeoires. En septembre 2026, les organismes de protection des oiseaux et les autorités sanitaires jugent faible le risque de voir l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) circuler entre passereaux aux mangeoires de jardin, car la souche H5N1 actuelle touche surtout les oiseaux d’eau, les oiseaux marins, les limicoles, les rapaces et les charognards. L’exception : si vous élevez des volailles, retirez les mangeoires ou installez-les bien à l’écart de votre basse-cour.
Les recommandations sur la grippe aviaire peuvent évoluer vite, au gré des foyers et des migrations. Considérez cet article comme une synthèse datée, et vérifiez toujours les consignes en vigueur auprès du ministère de l’Agriculture, de votre préfecture ou de l’autorité nationale compétente (AFSCA en Belgique, ACIA au Canada) avant de prendre une décision.
Réponse rapide : ce que doivent faire les amateurs d’oiseaux
- Pas de volailles ? Vous pouvez en général continuer à nourrir. Nettoyez régulièrement mangeoires et bains d’oiseaux.
- Vous avez des poules ou des canards ? Retirez les mangeoires, ou placez-les loin du poulailler et du parcours, et appliquez les mesures de biosécurité prévues par le niveau de risque en vigueur.
- Consigne locale ? Respectez-la. Des autorités ont parfois demandé de suspendre le nourrissage pendant des foyers locaux.
- Oiseau mort trouvé ? Ne le touchez pas à mains nues. Signalez les cadavres groupés ou les oiseaux d’eau, goélands, rapaces et corvidés morts.
- Vous avez un chat ? Gardez-le à l’intérieur et évitez le lait cru et la viande crue.
- Arrêtez de nourrir canards, cygnes et oies dans les parcs et sur les étangs : cela rassemble justement les espèces les plus susceptibles de propager le virus.
Qu’est-ce que la grippe aviaire, et pourquoi cette épizootie est-elle différente ?
Les virus de l’influenza aviaire circulent naturellement chez les oiseaux d’eau sauvages, en particulier les canards, les oies et les goélands. La plupart des souches sont faiblement pathogènes : elles ne rendent pas ou peu malades les oiseaux sauvages. Les souches hautement pathogènes, elles, provoquent une maladie grave et une forte mortalité chez les volailles et, dans certains cas, chez les oiseaux sauvages.
La souche à l’origine de l’épizootie mondiale actuelle est le H5N1 de clade 2.3.4.4b. Elle a circulé en Europe, en Asie et en Afrique, puis a atteint l’Amérique du Nord fin 2021 et l’Amérique du Sud en 2022. En France, les saisons successives depuis 2020 ont entraîné de lourdes pertes dans les élevages, notamment de canards dans le Sud-Ouest.
Ce qui rend cette souche inhabituelle, c’est son ampleur. Elle s’est maintenue toute l’année chez les oiseaux sauvages au lieu de disparaître l’été, elle a infecté un éventail exceptionnel d’espèces sauvages et elle est passée chez des mammifères : renards, mustélidés, phoques et otaries, chats domestiques et, à partir de 2024, bovins laitiers aux États-Unis.
Quels oiseaux attrapent la grippe aviaire ?

Les oiseaux les plus touchés
La surveillance menée par les services vétérinaires et les organismes de la faune sauvage de nombreux pays montre un schéma constant. Les oiseaux les plus touchés sont :
- Les oiseaux d’eau : canards, oies et cygnes. Des cygnes tuberculés et des oies sauvages morts ont été signalés en nombre certains hivers.
- Les oiseaux marins et laridés : goélands, mouettes, sternes, fous de Bassan et labbes, avec de lourdes pertes dans des colonies d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud. En France, la colonie de fous de Bassan de l’archipel des Sept-Îles, en Bretagne, a été durement touchée en 2022, et des mortalités de mouettes rieuses ont été observées sur plusieurs plans d’eau.
- Certains limicoles, selon les régions.
- Les rapaces et charognards : buses, faucons, chouettes et hiboux, vautours, et corvidés comme les corneilles et les corbeaux, qui s’infectent probablement en mangeant des oiseaux malades ou morts.
Et les passereaux des mangeoires ?
Les passereaux qui fréquentent habituellement les mangeoires, comme les mésanges charbonnières et bleues, les pinsons des arbres, les chardonnerets, les moineaux, les sittelles ou les rougegorges, sont rarement détectés positifs. Ils ne partagent pas les milieux aquatiques où le virus circule le plus, et ils ne mangent généralement pas de cadavres. C’est la principale raison pour laquelle des organismes comme le Cornell Lab of Ornithology aux États-Unis ou les associations de protection des oiseaux en Europe estiment que la plupart des gens n’ont pas besoin de retirer leurs mangeoires.
Cela ne veut pas dire risque zéro : les espèces qui fréquentent l’eau ou mangent des charognes, comme les corneilles, les pies ou les choucas, forment une catégorie intermédiaire. Si vous trouvez plusieurs oiseaux morts, de n’importe quelle espèce, dans votre jardin, signalez-le.
Faut-il retirer ses mangeoires ?
Si vous n’avez pas de volailles
Pour la plupart des foyers, la réponse en septembre 2026 est non. Les mangeoires sont considérées comme une voie de propagation peu probable, comparées aux étangs, aux zones humides et aux colonies côtières où le virus passe d’un oiseau d’eau à l’autre.
Il existe cependant trois bonnes raisons de suspendre le nourrissage :
- Une autorité locale le demande. Lors des premiers épisodes, certaines autorités ont brièvement recommandé de retirer les mangeoires, le temps d’y voir plus clair. Si un arrêté ou une consigne s’applique chez vous, respectez-le.
- Vous observez des oiseaux malades ou morts à la mangeoire. Retirez mangeoires et bains pendant au moins deux semaines, nettoyez tout et signalez les oiseaux. Cela vaut aussi pour la salmonellose ou la trichomonose, bien plus courantes aux mangeoires.
- Votre poste de nourrissage attire des oiseaux d’eau ou de grands rassemblements d’espèces mélangées près d’un étang ou d’une zone humide. Le maïs ou le pain jeté aux canards et aux oies concentre les espèces les plus susceptibles de porter le virus.
Si vous élevez des poules, des canards ou d’autres volailles
Retirez les mangeoires pour oiseaux sauvages, ou au minimum éloignez-les nettement du poulailler, du parcours et du stockage d’aliments, tant que l’IAHP circule. En France, le ministère de l’Agriculture fixe un niveau de risque (négligeable, modéré ou élevé) qui déclenche des obligations pour tous les détenteurs, y compris les particuliers : quand le risque est élevé, les volailles de basse-cour doivent être mises à l’abri ou protégées par des filets pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages. Les mangeoires attirent oiseaux sauvages et rongeurs, et augmentent le risque que des fientes atteignent vos volailles.
Autres mesures clés pour les détenteurs de volailles :
- Gardez aliments et abreuvoirs des volailles à l’abri, sous un toit ou à l’intérieur.
- Utilisez des chaussures réservées au poulailler, ou des surchaussures, et nettoyez-les.
- Évitez de rendre visite à d’autres élevages et ne prêtez pas votre matériel.
- Empêchez vos volailles d’accéder aux mares fréquentées par des canards sauvages.
- Signalez rapidement toute mortalité anormale à votre vétérinaire ou à la direction départementale chargée de la protection des populations (DDPP ou DDETSPP).
En France, la déclaration des volailles détenues par les particuliers auprès de la mairie est obligatoire. En Belgique, l’AFSCA publie les mesures en vigueur, et au Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) gère les signalements chez les volailles.

L’être humain peut-il attraper la grippe aviaire au jardin ?
Le risque pour le grand public est faible, selon Santé publique France, les autorités sanitaires européennes et les CDC américains. Les infections humaines par le H5N1 restent rares dans le monde, et aux États-Unis la plupart des cas confirmés depuis 2024 concernaient des ouvriers agricoles en contact étroit avec des bovins laitiers ou des volailles infectés.
Les mangeoires de jardin ne sont pas une source reconnue d’infection humaine. Une hygiène de bon sens suffit à garder le risque très bas :
- Portez des gants pour nettoyer mangeoires et bains, et lavez-vous les mains ensuite.
- Ne touchez pas d’oiseaux malades ou morts à mains nues.
- Nettoyez les mangeoires dehors, jamais dans l’évier de la cuisine.
- Éloignez enfants et animaux des oiseaux morts et des fientes.
- Évitez le lait cru et la volaille ou les œufs insuffisamment cuits.
Pour les règles d’hygiène générales, voyez notre article peut-on tomber malade à cause des mangeoires.
Comment nettoyer mangeoires et bains pendant une épizootie ?
Une bonne hygiène vaut la peine que la grippe aviaire soit présente ou non chez vous, car la salmonellose, la trichomonose et d’autres maladies sont bien plus fréquentes aux mangeoires.
- Videz la mangeoire et jetez les graines anciennes ou humides.
- Frottez à l’eau savonneuse avec une brosse pour retirer les saletés.
- Faites tremper dans une eau de Javel diluée, environ une part de Javel ménagère pour neuf parts d’eau, pendant au moins 10 minutes. Certaines recommandations admettent aussi d’autres désinfectants vétérinaires.
- Rincez abondamment à l’eau claire.
- Laissez sécher complètement avant de remplir.
- Ratissez les graines et les cosses tombées sous la mangeoire.
Visez un nettoyage toutes les deux semaines, plus souvent par temps humide ou doux ou en période d’épizootie. Frottez et renouvelez l’eau des bains tous les deux ou trois jours. Le détail étape par étape se trouve dans nos guides comment nettoyer une mangeoire et comment nettoyer un bain d’oiseaux.
Que faire si je trouve un oiseau malade ou mort ?
Est-ce probablement la grippe aviaire ?
Un passereau mort isolé dans un jardin a le plus souvent heurté une vitre, été tué par un chat ou succombé à une maladie comme la salmonellose. Les oiseaux atteints d’IAHP peuvent présenter des signes nerveux, comme des tremblements, une tête penchée, des mouvements en cercle, une incapacité à se tenir debout ou à voler, ou une nage en rond, mais d’autres affections provoquent des signes semblables.
La marche à suivre
- Ne le touchez pas à mains nues. Utilisez des gants jetables ou un sac plastique retourné sur la main.
- Signalez les mortalités groupées. Plusieurs oiseaux morts au même endroit, ou tout oiseau d’eau, goéland, rapace ou corvidé mort, doivent être signalés. En France, la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages repose notamment sur le réseau SAGIR, animé par l’Office français de la biodiversité (OFB) avec les fédérations de chasseurs : contactez le service départemental de l’OFB ou la DDPP. En Belgique, adressez-vous à l’AFSCA, au Canada à l’ACIA ou aux services provinciaux de la faune.
- Éliminez les oiseaux isolés en sécurité si les autorités ne les demandent pas : deux sacs fermés, poubelle d’ordures ménagères, puis lavage des mains.
- Retirez mangeoires et bains pendant au moins deux semaines si des oiseaux malades les ont fréquentés, et nettoyez tout.
- Ne soignez pas vous-même un oiseau sauvage malade. Contactez un centre de soins pour la faune sauvage, dont plusieurs sont gérés par la LPO, et dites-leur si vous soupçonnez la grippe aviaire, car beaucoup appliquent des règles d’accueil particulières.
Consultez notre guide sur les oiseaux malades à la mangeoire pour distinguer les maladies courantes.

Chats et chiens peuvent-ils attraper la grippe aviaire ?
Les chats sont particulièrement sensibles au H5N1. En Pologne, en 2023, des chats domestiques ont été infectés et beaucoup sont morts. Aux États-Unis, des chats nourris au lait cru ou à certains aliments crus ont été contaminés, ce qui a entraîné des rappels de produits.
Pour protéger vos animaux :
- Gardez votre chat à l’intérieur, ce qui protège aussi les oiseaux. Voyez notre guide chats et oiseaux.
- Évitez le lait cru et les régimes à base de viande crue.
- Empêchez votre chien de manger des oiseaux morts ou de s’y rouler.
- Appelez rapidement un vétérinaire si un animal exposé présente fièvre, abattement, perte d’appétit, troubles respiratoires ou nerveux.
Les chiens semblent moins sensibles, mais des cas ont été signalés : tenez-les eux aussi à l’écart des cadavres.
Bains d’oiseaux et abreuvoirs à colibris : un risque ?
Les bains d’oiseaux sont un cas un peu à part. L’eau attire une plus grande diversité d’espèces que les graines, et une eau partagée peut véhiculer des agents pathogènes. Dans la plupart des jardins, les oiseaux qui se baignent sont les mêmes passereaux à faible risque que ceux des mangeoires, donc inutile de retirer le bain. Un bain ou une mare qui attire canards, goélands ou corneilles mérite plus de prudence : videz-le et frottez-le si des oiseaux malades l’ont fréquenté.
Pour nos lecteurs du Québec et des Amériques : les abreuvoirs à colibris sont jugés à très faible risque. Les colibris ne figurent pas de manière notable dans les résultats de surveillance de l’IAHP, et ils se nourrissent seuls plutôt qu’en groupes denses. Le vrai souci sanitaire à l’abreuvoir reste la moisissure et la fermentation : changez le nectar tous les deux ou trois jours par temps chaud et frottez les orifices. Précisons qu’il n’existe pas de colibris sauvages en Europe : le petit « oiseau-mouche » qui butine les fleurs du jardin en été est en réalité un papillon, le moro-sphinx.
Où trouver les consignes à jour près de chez soi ?
Comme la grippe aviaire évolue vite, les conseils les plus fiables sont locaux et récents. Où regarder :
- France : le site du ministère de l’Agriculture pour le niveau de risque et les mesures applicables aux basses-cours, votre préfecture pour les arrêtés locaux, l’Anses pour l’évaluation des risques, Santé publique France pour la santé humaine, et la LPO pour les conseils aux particuliers qui nourrissent les oiseaux.
- Belgique : l’AFSCA pour les volailles et les mesures en vigueur.
- Suisse : l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).
- Canada : l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour les volailles, et les agences provinciales de la faune pour les oiseaux sauvages.
Quand vous lisez un conseil en ligne, vérifiez la date : les avis du tout début de l’épizootie étaient parfois plus prudents que les suivants, et à l’inverse un foyer local peut justifier des consignes plus strictes.
Si vous apportez un oiseau à un centre de soins, appelez d’abord. En période d’épizootie, beaucoup trient les oiseaux par téléphone et peuvent vous demander d’isoler les cas suspects. Voyez notre guide que faire d’un oiseau blessé pour les gestes de base.

Pourquoi nourrir canards et cygnes est une mauvaise idée en ce moment
Jeter du pain ou du maïs aux canards dans les parcs concentre canards, cygnes, oies et mouettes, c’est-à-dire les groupes les plus susceptibles de porter le virus, au contact les uns des autres et du public. Cela cause aussi des carences alimentaires et pollue l’eau. Si vous voulez aider les oiseaux, nourrissez plutôt les passereaux avec des graines adaptées dans une mangeoire propre. Notre article sur le pain et les oiseaux détaille l’aspect nutritionnel.
Quand le risque est-il le plus élevé ?
Dans l’hémisphère Nord, les foyers ont tendance à augmenter pendant la migration d’automne et l’hiver, puis au printemps, quand les oiseaux d’eau se déplacent et se rassemblent. L’été apporte moins de cas, même si la souche actuelle ne disparaît plus totalement.
Autrement dit, l’automne et l’hiver, saisons où l’on nourrit le plus, sont aussi celles où il faut suivre de près les avis officiels. En France, c’est souvent à l’automne que le niveau de risque est relevé. Consulter le site du ministère une fois par mois, ou dès que vous entendez parler d’un foyer proche, est une bonne habitude.
Idées reçues et réalités
| Idée reçue | Réalité |
|---|---|
| Tout le monde doit retirer ses mangeoires. | La plupart des gens peuvent continuer ; les détenteurs de volailles doivent les retirer. |
| Les passereaux des mangeoires sont les principaux propagateurs. | Les oiseaux d’eau et marins sont les principaux hôtes sauvages ; les passereaux sont rarement positifs. |
| On attrape facilement la grippe aviaire au jardin. | Les cas humains sont rares et liés surtout à un contact étroit avec des animaux d’élevage infectés. |
| Un oiseau mort au jardin, c’est la grippe aviaire. | Les chocs contre les vitres, les chats et d’autres maladies sont bien plus fréquents. |
| Les bains d’oiseaux ne demandent aucun entretien. | Il faut les frotter et changer l’eau tous les deux ou trois jours, épizootie ou non. |
Les erreurs courantes
- Retirer ses mangeoires mais continuer à nourrir les canards de l’étang, qui est l’activité la plus risquée.
- Manipuler des oiseaux morts à mains nues, ou laisser les animaux y accéder.
- Nettoyer les mangeoires dans l’évier de la cuisine.
- Garder une mangeoire près du poulailler pendant une épizootie.
- Se fier à de vieux conseils. Les recommandations de 2021 ou 2022 peuvent différer des consignes actuelles : vérifiez toujours la date.
L’essentiel en bref
- Souche actuelle : H5N1 de clade 2.3.4.4b, présente en Europe depuis plusieurs saisons et en Amérique du Nord depuis fin 2021.
- Oiseaux sauvages les plus touchés : oiseaux d’eau, oiseaux marins, laridés, rapaces et charognards.
- Les passereaux des mangeoires sont rarement positifs.
- Risque pour le grand public : faible selon les autorités sanitaires, à la date de rédaction.
- Les détenteurs de volailles doivent retirer ou éloigner leurs mangeoires et suivre le niveau de risque national.
- Nettoyez les mangeoires toutes les deux semaines, au savon puis à l’eau de Javel diluée à 1 pour 9.
- Signalez les mortalités groupées à l’OFB ou à la DDPP.
- Recommandations vérifiées pour cet article : septembre 2026.
Sources
- Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
- Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire
- Office français de la biodiversité
- Santé publique France
- LPO : Ligue pour la protection des oiseaux
- Agence canadienne d’inspection des aliments
- Centers for Disease Control and Prevention : Bird Flu
Questions fréquentes
Faut-il retirer ses mangeoires à cause de la grippe aviaire ?
Pour la plupart des foyers, non. En septembre 2026, les organismes spécialisés en Europe et en Amérique du Nord jugent faible le risque de propagation de l'influenza aviaire hautement pathogène entre passereaux aux mangeoires de jardin. Deux exceptions : retirez ou éloignez les mangeoires si vous élevez des poules, canards ou autres volailles, et appliquez toute consigne locale émise par la préfecture ou les services vétérinaires.
Peut-on attraper la grippe aviaire à cause d'une mangeoire ?
Le risque est très faible. Les infections humaines par le virus H5N1 restent rares et concernent surtout des personnes en contact étroit et sans protection avec des volailles, des bovins laitiers ou d'autres animaux infectés. Les autorités sanitaires qualifient le risque pour le grand public de faible. Lavez-vous tout de même les mains après avoir manipulé une mangeoire, portez des gants pour la nettoyer et ne touchez jamais un oiseau malade ou mort à mains nues.
Que faire si je trouve un oiseau mort dans mon jardin ?
Un passereau mort isolé, surtout près d'une vitre, a le plus souvent heurté un carreau ou été tué par un chat. Ramassez-le avec des gants ou un sac plastique retourné sur la main, mettez-le dans deux sacs fermés et jetez-le avec les ordures ménagères. Signalez en revanche plusieurs cadavres groupés, ou tout oiseau d'eau, goéland, rapace ou corvidé mort, à l'OFB ou à la DDPP de votre département.
Quels oiseaux sauvages sont les plus touchés par la grippe aviaire ?
La souche H5N1 actuelle frappe surtout les oiseaux d'eau (canards, oies, cygnes), les goélands, mouettes, sternes et autres oiseaux marins, certains limicoles, ainsi que les rapaces et charognards qui s'en nourrissent, comme les buses, faucons, chouettes et corvidés. Les passereaux des mangeoires, mésanges, pinsons, moineaux ou rougegorges, sont rarement détectés positifs, d'où un risque jugé faible pour la plupart des jardins.
Mon chat peut-il attraper la grippe aviaire ?
Oui. Des chats domestiques ont été infectés par le H5N1 après avoir mangé des oiseaux sauvages infectés, du lait cru ou certains aliments crus pour animaux, en Europe comme en Amérique du Nord, et beaucoup en sont morts. Garder son chat à l'intérieur, éviter le lait cru et la viande crue et tenir les animaux à l'écart des cadavres d'oiseaux réduit le risque. Consultez rapidement un vétérinaire en cas de symptômes.