Comment attirer la sittelle torchepot dans son jardin
Attirer la sittelle torchepot au jardin : tournesol, arachides et graisse, vieux arbres, nichoir en bois à trou de 32 mm et un calendrier mois par mois complet.
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Dans cet article
- La sittelle torchepot en bref
- Comment reconnaître une sittelle torchepot
- Où vit la sittelle en France ?
- Que mange la sittelle torchepot ?
- Quelle mangeoire pour la sittelle ?
- L’eau pour la sittelle
- Les arbres et plantes qui attirent la sittelle en France
- Nidification : la sittelle maçonne
- Calendrier mois par mois
- Les problèmes courants
- Erreurs fréquentes
- Statut et protection
- En résumé
- Sources
- Matériel cité dans ce guide
- Questions fréquentes
Pour attirer la sittelle torchepot au jardin, il faut deux choses : des arbres mûrs à proximité et une mangeoire bien garnie de tournesol, d’arachides non salées et de graisse. La sittelle est sédentaire, fidèle à son territoire et très régulière. Une fois qu’elle a trouvé votre mangeoire, elle revient chaque jour, souvent des dizaines de fois, et elle peut nicher dans un nichoir en bois à trou de 32 mm posé sur un tronc.
Ce guide couvre l’identification, l’alimentation, les mangeoires adaptées, l’eau, les arbres et arbustes indigènes utiles en France, la nidification, un calendrier mois par mois et les erreurs qui l’empêchent de s’installer.
La sittelle torchepot en bref
| Caractéristique | Détails |
|---|---|
| Nom scientifique | Sitta europaea |
| Taille | Environ 12 à 14,5 cm, envergure environ 22 à 27 cm |
| Poids | Environ 20 à 25 g |
| Répartition en France | Presque partout où il y a des arbres feuillus mûrs, de la plaine à la montagne ; absente de Corse, où vit la sittelle corse |
| Statut | Nicheuse commune, sédentaire, présente toute l’année |
| Régime | Insectes et araignées au printemps et en été ; graines, noisettes, faînes et glands en automne et en hiver |
| Aliments en mangeoire | Tournesol, arachides non salées, graisse, noisettes concassées |
| Type de mangeoire | Silo à graines, distributeur d’arachides grillagé, cage à graisse, plateau |
| Nidification | Cavité d’arbre ou nichoir, entrée maçonnée de boue, une couvée par an |
Les mesures sont des ordres de grandeur issus des ouvrages de référence et des fiches espèces des organismes ornithologiques. Les individus varient.
Comment reconnaître une sittelle torchepot
La sittelle a une silhouette unique en France : un petit oiseau trapu, presque sans cou, avec une queue très courte et un bec long, droit et pointu comme un poinçon. Le dessus est gris bleu, un bandeau noir traverse l’œil du bec jusqu’à la nuque, les joues et la gorge sont blanches et le dessous est orangé chamois. Les grandes pattes grises, aux griffes puissantes, lui permettent de grimper sur les troncs dans toutes les directions.
Son comportement suffit presque à l’identifier. Elle est le seul oiseau européen des jardins qui descend régulièrement un tronc la tête en bas. Elle arrive à la mangeoire en vol direct, saisit une graine et repart aussitôt, souvent pour la coincer dans une fissure d’écorce.
Mâle, femelle et jeune
Le mâle et la femelle se ressemblent beaucoup. Le mâle a les flancs et les sous-caudales d’un roux châtain profond, qui tranche avec le ventre plus clair. Chez la femelle, cette zone est d’un orangé plus pâle et moins contrasté. La différence se voit bien quand les deux oiseaux sont côte à côte.
Le jeune ressemble à la femelle, en plus terne, avec des flancs peu colorés et un bandeau noir un peu moins net. À partir de la fin de l’été, il devient difficile de le distinguer d’un adulte.
Chant et cris
- Le cri le plus fréquent est un « tuit » sonore et clair, souvent répété en série, que l’on entend loin.
- Le chant, surtout de la fin de l’hiver au printemps, est une série rapide de sifflements identiques, parfois un trille très vite répété, parfois des « pui pui pui » plus lents.
- Un « tsit » fin et sec accompagne souvent ses déplacements entre les branches.
La sittelle est bruyante et se repère très souvent à l’oreille avant d’être vue. Si vous apprenez les oiseaux au chant, notre méthode pour reconnaître les oiseaux à l’oreille aide à mémoriser ses cris.

Espèces avec lesquelles on la confond
- Grimpereaux des jardins et des bois : eux aussi montent le long des troncs, mais ils sont bruns rayés, avec un bec fin et courbé, et une queue raide sur laquelle ils s’appuient. Ils montent toujours, en spirale, et ne descendent jamais tête en bas.
- Mésange charbonnière et mésange bleue : mêmes mangeoires, parfois même taille, mais le bec est court et la silhouette complètement différente.
- Sittelle corse : endémique des forêts de pins de Corse, plus petite, avec une calotte noire chez le mâle et un sourcil blanc. Elle ne se rencontre pas sur le continent.
- Pic épeichette : petit pic noir et blanc qui grimpe aussi sur les branches, mais il s’appuie sur sa queue et a un dos barré de blanc.
En cas de doute, notre méthode pour identifier un oiseau en cinq indices permet de combiner silhouette, comportement et habitat.
Où vit la sittelle en France ?
La sittelle vit partout où elle trouve de grands arbres à écorce rugueuse et des cavités pour nicher : forêts de feuillus, chênaies, hêtraies, vieux vergers, parcs urbains, allées de platanes, grands jardins arborés. Elle est moins présente dans les plaines agricoles sans haies et dans les zones méditerranéennes très sèches, et elle manque en Corse.
C’est un oiseau très sédentaire. Un couple occupe le même territoire toute l’année, et les adultes s’éloignent rarement de plus de quelques centaines de mètres. Les jeunes, eux, se dispersent à la fin de l’été à la recherche d’un territoire libre. C’est souvent à ce moment, entre août et octobre, qu’une sittelle découvre un nouveau jardin.
Que mange la sittelle torchepot ?
Son régime change au fil des saisons.
- Au printemps et en été, elle mange surtout des insectes et leurs larves, des chenilles, des araignées et d’autres invertébrés qu’elle déniche dans l’écorce, sur les branches et sous les lichens. Les jeunes au nid sont nourris presque uniquement de ces proies.
- En automne et en hiver, elle passe aux graines et aux fruits secs : faînes du hêtre, noisettes, glands, graines d’épicéa, de pin et d’autres arbres. Elle coince les fruits durs dans une fissure et les martèle de son bec pour les ouvrir, d’où son nom anglais de « nuthatch ».
Le grand stockeur de l’hiver
La sittelle cache énormément de nourriture. À l’automne, et à la mangeoire en hiver, elle emporte une graine après l’autre et les dissimule dans les fentes d’écorce, sous la mousse ou dans le sol, parfois recouvertes d’un morceau de lichen. Elle les retrouve ensuite pendant les périodes de froid. Si votre silo se vide à toute vitesse alors qu’une seule sittelle le visite, c’est l’explication. Notre article sur pourquoi les oiseaux font des réserves détaille ce comportement.
Les meilleurs aliments pour la sittelle en mangeoire
- Tournesol noir : petite graine riche en huile que la sittelle ouvre sans peine. Voir notre guide sur le tournesol noir.
- Tournesol décortiqué : encore plus apprécié, sans déchet sous la mangeoire.
- Arachides non salées : dans un distributeur à grillage fin pour qu’elle picore au lieu d’emporter des cacahuètes entières. Jamais salées ni grillées.
- Graisse : pains ou boules de graisse sans filet plastique, dans une cage métallique. Nos conseils sur les pains de graisse aident à choisir.
- Noisettes et noix concassées : en petite quantité, sur un plateau.
Évitez le pain, les restes salés et les mélanges bon marché remplis de blé et de maïs concassé, que la sittelle délaisse.

Quelle mangeoire pour la sittelle ?
La sittelle est une acrobate. Elle s’accroche à presque tout, la tête en haut ou en bas, et elle utilise sans difficulté la plupart des mangeoires suspendues.
- Le silo à tournesol : à perchoirs courts ou à anneau, c’est la mangeoire qu’elle visite le plus souvent.
- Le distributeur d’arachides grillagé : idéal, car il correspond à sa manière naturelle de marteler et d’arracher de petits morceaux.
- La cage à graisse : elle s’y suspend volontiers, en concurrence avec les mésanges et le pic épeiche. Voir notre sélection de mangeoires à boules de graisse.
- Le plateau : il fonctionne aussi, surtout près d’un tronc.
L’emplacement compte beaucoup. Accrochez la mangeoire à une branche ou à un poteau à quelques mètres d’un grand arbre, pour qu’elle puisse faire la navette vers ses cachettes d’écorce. Nos conseils sur où placer une mangeoire expliquent comment concilier abri et sécurité face aux chats.
Une astuce qui marche souvent
Un morceau d’écorce épaisse ou une vieille bûche fixée verticalement, dont on garnit les fissures de graisse ou de pâte de graisse maison, reproduit exactement ce que la sittelle cherche sur un tronc. Voir notre recette de boules de graisse maison. Les pics et les mésanges en profitent aussi.
Pour les arachides, un distributeur en grillage métallique suffit. En Belgique ou au Canada, cherchez « mangeoire à arachides » ou « distributeur de cacahuètes pour oiseaux ».
L’eau pour la sittelle
La sittelle boit et se baigne comme les autres passereaux, et elle a aussi besoin de boue au printemps pour maçonner son nid. Un bain d’oiseaux peu profond, 2 à 5 cm d’eau, posé sur un socle ou suspendu, lui suffit. En avril, une petite flaque de terre humide près d’un massif peut l’aider pendant la construction, surtout lors d’un printemps sec.
Pour bien le placer, suivez notre guide sur où installer un bain d’oiseaux. Changez l’eau souvent et gardez-la hors gel en hiver, sans sel ni antigel.
Les arbres et plantes qui attirent la sittelle en France
La sittelle dépend des arbres. Un jardin sans arbre mûr la reçoit rarement, même avec une mangeoire. Si vous plantez pour l’avenir, choisissez des essences locales qui vivront longtemps.
Les grands arbres
- Chêne pédonculé et chêne sessile : écorce rugueuse riche en insectes, glands en automne. C’est l’arbre de la sittelle par excellence.
- Hêtre : les faînes sont une de ses nourritures d’hiver favorites.
- Charme, tilleul, érable champêtre : feuillus indigènes qui nourrissent beaucoup d’insectes.
- Pin sylvestre et épicéa : en montagne et dans les régions de conifères, leurs graines comptent dans son régime.
Les arbustes et petits arbres
- Noisetier : noisettes à l’automne, que la sittelle emporte et cache. C’est l’arbuste le plus utile pour elle dans un jardin moyen.
- Vieux arbres fruitiers : pommiers et poiriers âgés, à l’écorce crevassée, attirent insectes et oiseaux grimpeurs.
- Aubépine, sureau, prunellier : ils nourrissent les insectes que la sittelle chasse au printemps, et abritent les autres oiseaux. Voir nos arbustes à baies pour l’hiver.

Le bois mort
Un arbre mort ou une grosse branche morte laissée en place, quand elle ne présente aucun danger, est une ressource précieuse. Les insectes xylophages s’y développent, les pics y creusent des loges, et la sittelle occupe souvent ensuite une ancienne loge de pic. Faites vérifier la sécurité d’un arbre par un professionnel avant de décider de l’abattre.
Nidification : la sittelle maçonne
La sittelle niche dans une cavité : trou naturel dans un tronc, ancienne loge de pic, fissure de mur, parfois nichoir. Sa particularité est de maçonner l’entrée. La femelle apporte de la boue mêlée de salive et réduit le trou jusqu’à la taille exacte de son corps, ce qui empêche les oiseaux plus grands, comme l’étourneau, d’entrer. Elle colmate aussi les fentes.
À l’intérieur, le nid est surprenant : pas de coupe de mousse comme chez les mésanges, mais une litière de fines écailles d’écorce, souvent de pin, et de feuilles mortes sèches, sur laquelle les œufs reposent.
Le nichoir pour sittelle
La sittelle accepte volontiers un nichoir fermé à trou rond. Les tailles de trou recommandées par les organismes de protection de la nature se situent autour de 32 mm, et la sittelle ajuste elle-même l’ouverture avec de la boue si elle la juge trop grande. Voir notre tableau des diamètres de trou par espèce.
Règles de pose :
- Bois brut et épais, non traité à l’intérieur, avec un couvercle ouvrable pour le nettoyage.
- Fixez-le sur un tronc, en général entre 3 et 6 m de haut, hors de portée des chats.
- Orientez le trou vers l’est ou le sud-est, à l’abri des vents dominants et de la pluie.
- Installez-le tôt, idéalement à l’automne ou en hiver : la sittelle visite les cavités dès février. Voir notre guide quand installer un nichoir.
Les modèles disponibles varient d’un pays à l’autre. Ne vous étonnez pas si une mésange charbonnière occupe le nichoir avant la sittelle : les deux espèces recherchent le même type de cavité.
Chiffres clés de la reproduction
- Période : ponte le plus souvent en avril, parfois dès la fin mars en plaine.
- Ponte : en général 5 à 8 œufs blancs tachetés de roux.
- Incubation : environ deux semaines, par la femelle.
- Séjour au nid : environ trois semaines à trois semaines et demie.
- Nombre de couvées : une seule par an en général.
Après l’envol, la famille reste groupée quelques semaines, puis les jeunes quittent le territoire des parents.
Calendrier mois par mois
| Période | Ce qui se passe | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|---|
| Janvier et février | Couple sur son territoire, chant, visite des cavités | Nourrir tous les jours, poser ou nettoyer le nichoir |
| Mars | Choix de la cavité, début du maçonnage | Laisser un peu de terre humide au jardin, ne pas déranger les nichoirs |
| Avril et mai | Ponte, couvaison, nourrissage des jeunes | Réduire la graisse par forte chaleur, ne pas ouvrir le nichoir |
| Juin | Envol, familles bruyantes dans les arbres | Garder de l’eau fraîche, surveiller les chats |
| Juillet et août | Mue, dispersion des jeunes | Laisser les noisetiers garnis, nettoyer les mangeoires |
| Septembre et octobre | Récolte et stockage de graines, jeunes qui cherchent un territoire | Remettre tournesol et arachides, observer les caches dans l’écorce |
| Novembre et décembre | Visites quotidiennes à la mangeoire, défense du territoire | Nourrir régulièrement, nettoyer le nichoir vide en fin d’automne |

Les problèmes courants
La sittelle vide la mangeoire
Ce n’est pas de la gourmandise : elle stocke. Pour limiter le phénomène, proposez des arachides dans un grillage fin plutôt qu’entières, et du tournesol dans un silo à petites ouvertures. De toute façon, une partie des graines cachées nourrit ensuite d’autres oiseaux.
L’étourneau et les autres occupants des nichoirs
La sittelle défend sa cavité avec énergie et le maçonnage de l’entrée la protège des espèces plus grandes. Elle est en revanche en compétition avec les mésanges. Deux nichoirs posés à une certaine distance l’un de l’autre, sur des arbres différents, augmentent les chances que chacune trouve sa place.
Les chats et les pics
Au nid, la sittelle a peu d’ennemis grâce à son entrée étroite, mais le pic épeiche peut agrandir un trou de nichoir pour atteindre les jeunes. Une plaque métallique autour du trou d’envol limite ce risque. Les chats capturent parfois des jeunes fraîchement envolés : voir notre guide sur les chats et les oiseaux.
L’hygiène
Les silos et les distributeurs d’arachides doivent rester secs. Des arachides moisies peuvent contenir des aflatoxines dangereuses. Lavez les mangeoires régulièrement à l’eau chaude : voir comment nettoyer une mangeoire.
Erreurs fréquentes
- Espérer la sittelle sans arbres : sans troncs ni grandes branches à proximité, elle ne s’installe pas.
- Donner des arachides entières en vrac : elle les emporte toutes, et en période de reproduction, les jeunes peuvent s’étouffer avec de gros morceaux.
- Abattre systématiquement le bois mort : vieux arbres et branches mortes sûres sont ses garde-manger et ses futurs sites de nid.
- Poser le nichoir trop tard : installé en avril, il a beaucoup moins de chances d’être occupé la première année.
- Ouvrir le nichoir pendant la couvaison : le dérangement peut entraîner l’abandon.
- Retirer la boue séchée autour du trou lors du nettoyage de printemps : attendez l’automne pour nettoyer, quand le nichoir est vide.
- Utiliser des insecticides sur les arbres : ils suppriment les proies qui nourrissent les jeunes au nid.
Statut et protection
La sittelle torchepot est commune en France et en Europe et n’est pas considérée comme menacée. Comme la grande majorité des oiseaux sauvages en France, elle est protégée par la loi : il est interdit de la capturer, de la détenir, de détruire ses nids ou ses œufs. Ce cadre national s’inscrit dans la directive européenne Oiseaux. Pour participer à son suivi, vous pouvez signaler vos observations à l’Observatoire des oiseaux des jardins de la LPO et du Muséum national d’Histoire naturelle.
En résumé
La sittelle torchepot vient là où il y a de grands arbres, et elle revient chaque jour là où elle trouve du tournesol, des arachides non salées et de la graisse. Gardez vos vieux arbres, plantez un noisetier et un chêne pour l’avenir, laissez le bois mort sûr en place et posez à l’automne un nichoir en bois à trou d’environ 32 mm sur un tronc. Observez ensuite ses allers-retours : chaque graine emportée vers une fente d’écorce montre que votre jardin fait partie de son territoire.
Sources
Matériel cité dans ce guide
Nichoir en bois à trou de 32 mm
Un nichoir fermé en bois brut, avec un trou d'envol d'environ 32 mm, que la sittelle adapte elle-même en maçonnant l'entrée avec de la boue.
- Idéal pour
- Les jardins avec de grands arbres feuillus, un parc ou une lisière de bois à proximité.
- À éviter si
- Votre jardin n'a aucun arbre mature : la sittelle vit presque toujours là où il y a de vieux troncs.
- Type
- Nichoir fermé à trou rond
- Trou d'envol
- Environ 32 mm
- Hauteur de pose
- Environ 3 à 6 m, sur un tronc
Questions fréquentes
Que mange la sittelle torchepot en hiver ?
En hiver, la sittelle mange surtout des graines et des fruits secs : faînes, noisettes, glands, graines de conifères. En mangeoire, elle préfère le tournesol noir ou décortiqué, les arachides non salées dans un distributeur grillagé et la graisse. Elle cache une grande partie de ce qu'elle prend dans les fissures de l'écorce, ce qui explique ses allers-retours incessants.
Pourquoi la sittelle descend-elle les arbres la tête en bas ?
La sittelle ne s'appuie pas sur sa queue comme les pics. Elle grimpe grâce à ses pattes puissantes et à sa griffe arrière très développée, ce qui lui permet de se déplacer dans tous les sens, y compris tête vers le bas. Elle voit ainsi l'écorce sous un autre angle et trouve des insectes et des graines que les grimpeurs ascendants manquent.
Pourquoi l'appelle-t-on torchepot ?
Le nom vient de son habitude de maçonner l'entrée de sa cavité. La femelle réduit le trou d'envol avec de la boue mêlée de salive, parfois de bouse, jusqu'à ne laisser qu'un passage à sa taille. Elle fait la même chose dans un nichoir, et colmate souvent aussi les fentes du couvercle et des côtés.
La sittelle vient-elle dans les petits jardins ?
Oui, si des arbres mûrs sont proches. La sittelle est sédentaire et défend un territoire boisé toute l'année. Un jardin de ville en bordure de parc, d'allée de platanes ou de bois peut recevoir sa visite quotidienne à la mangeoire. Dans un lotissement récent sans grands arbres, elle est en revanche rare.
Comment distinguer le mâle de la femelle sittelle ?
La différence est subtile. Le mâle a les flancs et le dessous de la queue d'un roux châtain soutenu, bien contrasté avec la poitrine plus claire. La femelle a des flancs plus pâles, d'un orangé délavé. Vus côte à côte à la mangeoire, les deux oiseaux se distinguent assez bien, mais un individu seul reste difficile à sexer.