Comment éloigner les étourneaux et les pigeons des mangeoires

Éloigner les étourneaux de la mangeoire : niger, carthame ou arachides en coque, mangeoires grillagées ou à fermeture par le poids, pas de nourrissage au sol.

Un étourneau sansonnet au plumage d'hiver moucheté de blanc, posé sur la cage grillagée d'une mangeoire silo, incapable d'atteindre les graines (illustration IA)
Illustration générée par IA, pas une photo
Dans cet article
  1. Réponse rapide : ce qui éloigne étourneaux et pigeons
  2. Pourquoi étourneaux et pigeons s’emparent des mangeoires
  3. Comment reconnaître les intrus
  4. Étape 1 : changez la nourriture
  5. Étape 2 : changez la mangeoire
  6. Étape 3 : arrêtez le plateau et le nourrissage au sol
  7. Étape 4 : envisagez une courte pause
  8. Étape 5 : adaptez vos nichoirs
  9. Est-il légal de chasser ou détruire étourneaux et pigeons ?
  10. Ce qui ne marche pas
  11. Le calendrier des bandes
  12. Un poste de nourrissage résistant, de A à Z
  13. Les erreurs courantes
  14. Sources
  15. Questions fréquentes

Le moyen le plus rapide d’éloigner les étourneaux et les pigeons de vos mangeoires est de changer ce que vous servez et la façon de le servir. Passez à des aliments qu’ils ont du mal à exploiter (niger, carthame, arachides en coque), mettez les graines dans des mangeoires grillagées, à fermeture par le poids ou à perchoirs courts, protégez la graisse, et arrêtez de nourrir sur plateau et au sol. C’est la combinaison que recommandent le Cornell Lab of Ornithology et Project FeederWatch.

Aucune astuce isolée n’arrête une bande. Étourneaux, pigeons, tourterelles et choucas sont malins, audacieux et affamés, et ne renoncent que lorsqu’un poste de nourrissage cesse d’être rentable. Les étapes ci-dessous rendent vos mangeoires peu intéressantes pour eux tout en continuant à nourrir mésanges, chardonnerets, verdiers et pics.

Réponse rapide : ce qui éloigne étourneaux et pigeons

ChangementEffet sur les étourneauxEffet sur pigeons et tourterellesOiseaux que vous gardez
Carthame au lieu d’un mélangeModéréModéréMésanges, verdiers, moineaux
Niger dans un silo à chardonneretsFortFortChardonnerets, tarins
Arachides en coqueFort (bec tendre)FortGeais, mésanges, pics
Mangeoire grillagéeFortFortMésanges, chardonnerets, verdiers, sittelles
Mangeoire à fermeture par le poidsFort, si bien régléeFort, si bien régléeLa plupart des petits passereaux
Graisse sous grillage ou accessible par-dessousFortSans objetPics, sittelles, mésanges
Fin du plateau et du nourrissage au solFortFortVous perdez un peu de rougegorges, merles et accenteurs
Perchoirs courts sur les silosModéréFortPetits oiseaux percheurs

Pourquoi étourneaux et pigeons s’emparent des mangeoires

L’étourneau sansonnet

L’étourneau sansonnet est une espèce indigène en Europe, où il niche presque partout. En hiver, les populations locales sont rejointes par des oiseaux venus du nord et de l’est, et forment des bandes et des dortoirs parfois immenses, célèbres pour leurs nuées tourbillonnantes au crépuscule. En Amérique du Nord, où il a été introduit à New York à la fin du XIXe siècle, il est devenu l’un des oiseaux les plus répandus du continent.

L’étourneau est trapu, à queue courte et à long bec pointu. En hiver, il est couvert de points blancs ; au printemps, il devient noir brillant à reflets violets et verts, avec un bec jaune. Il se déplace en groupes bruyants, fouille les pelouses et peut vider une mangeoire en quelques minutes. Il raffole de la graisse, du maïs concassé, du pain et des aliments tendres.

Il faut garder le contexte en tête : en France comme au Royaume-Uni, l’étourneau sansonnet a nettement décliné ces dernières décennies. L’objectif est de partager vos mangeoires équitablement, pas de faire la guerre à une espèce qui recule.

Pigeons, tourterelles et corvidés

Le pigeon ramier, grand pigeon gris au collier blanc, et la tourterelle turque, plus fine, beige rosé avec un demi-collier noir, sont des habitués des jardins. Tous deux se nourrissent au sol et sur les plateaux, avalent les graines entières et peuvent nettoyer un plateau en un rien de temps. Le pigeon ramier forme de grosses bandes en hiver.

Le choucas des tours, petit corvidé gris et noir à l’œil clair, la pie bavarde et la corneille noire visitent aussi les mangeoires, surtout celles qui proposent graisse, restes et cacahuètes. Ils sont intelligents et apprennent vite les failles d’un dispositif.

Pour les lecteurs du Canada

Au Québec et ailleurs au Canada, les mêmes stratégies valent contre l’étourneau sansonnet et contre les ictéridés indigènes : quiscale bronzé, carouge à épaulettes et vacher à tête brune. Les quiscales ont du mal avec les coques épaisses comme le carthame et le tournesol strié, selon le Cornell Lab, et leurs visites sont souvent brèves, autour des migrations.

Ce que ces oiseaux ont en commun

  • Un grand gabarit. Les oiseaux lourds déclenchent les mangeoires à fermeture par le poids et ne passent pas dans un grillage prévu pour les petits.
  • Le goût du plateau et du sol. Ils préfèrent se nourrir debout sur une surface plane, d’où l’attrait des plateaux et des graines éparpillées.
  • La vie en groupe. Ils arrivent à plusieurs, et une mangeoire qui résiste à un oiseau est vite submergée.
  • Des préférences alimentaires. L’étourneau a un bec plus tendre que les granivores spécialisés, ce qui rend les arachides en coque difficiles pour lui, selon le Cornell Lab.

Comment reconnaître les intrus

Savoir à qui vous avez affaire aide à choisir la bonne parade.

  • Étourneau sansonnet. Trapu, queue courte et carrée, ailes triangulaires en vol. Bec long et pointu, jaune au printemps, sombre en hiver. Plumage d’hiver très moucheté de blanc. Au sol, il marche d’un pas vif et sonde la pelouse. C’est lui qui s’attaque le plus à la graisse.
  • Pigeon ramier. Gros, gris, avec une tache blanche sur le côté du cou et une bande blanche sur l’aile en vol. Il vide plateaux et sol.
  • Tourterelle turque. Plus petite et plus élancée, beige rosé avec un demi-collier noir. Souvent en couple, au sol ou sur le plateau.
  • Choucas des tours. Petit corvidé noir à nuque grise et œil blanc nacré, souvent en groupe. Il vient pour la graisse, les restes et les cacahuètes.

Si ce sont surtout des étourneaux, concentrez-vous sur la graisse et les aliments tendres. Si ce sont surtout des pigeons et des tourterelles, concentrez-vous sur la suppression du plateau et du nourrissage au sol. Notre guide pour identifier les oiseaux explique les indices de silhouette et de comportement qui séparent vite les espèces proches.

Étape 1 : changez la nourriture

La nourriture est votre levier le plus puissant, car elle change ce que rapporte chaque visite.

Les aliments qu’ils adorent (à réduire)

  • Le maïs concassé et le millet, charges courantes des mélanges bon marché.
  • Le pain, les biscuits et les restes de cuisine, de toute façon mauvais pour tous les oiseaux. Voyez notre guide sur ce qu’il ne faut pas donner aux oiseaux.
  • La graisse en cage ouverte, que les étourneaux vident vite.
  • Les mélanges de graines sur plateau ou au sol.
  • Le tournesol décortiqué en éclats, facile à manger pour tous.

Les aliments qui leur résistent (à privilégier)

  • Le carthame. Le Cornell Lab note que sa coque épaisse et dure est difficile à ouvrir pour les oiseaux qui ne sont pas des granivores spécialisés. Mésanges et verdiers en mangent ; certains oiseaux mettent du temps à s’y habituer. Notre guide des graines de carthame explique comment faire la transition.
  • Le tournesol strié. Également à coque épaisse, et plus difficile à casser que le tournesol noir, selon le Cornell Lab.
  • Le niger. Les étourneaux l’exploitent mal dans un silo à petits orifices, et les pigeons ne peuvent pas s’y percher. Chardonnerets et tarins l’adorent.
  • Les arachides en coque. Le bec plus tendre de l’étourneau les rend difficiles à ouvrir. Geais et mésanges s’en sortent très bien, et les pics aussi.

La question du tournesol noir

Le tournesol noir est la meilleure graine polyvalente pour attirer de nombreuses espèces, et c’est celle par laquelle nous conseillons de commencer dans notre guide du tournesol noir. Les pigeons et les tourterelles en ramassent volontiers au sol, et les étourneaux mangent les éclats. Pendant une grosse vague, passer une mangeoire au carthame ou au niger pendant quelques semaines fait souvent plus de différence que tout autre changement. Vous pourrez revenir en arrière ensuite.

Étape 2 : changez la mangeoire

Les mangeoires grillagées

Une mangeoire grillagée entoure un silo ou une trémie d’une cage en grillage. Les petits oiseaux comme les mésanges, les chardonnerets et les sittelles passent entre les mailles ; les étourneaux, les pigeons et les choucas, non. Le Cornell Lab recommande ces mangeoires pour exclure les grands oiseaux.

Deux points à vérifier :

  • La taille des mailles. Elles doivent laisser passer les petits oiseaux tout en arrêtant les étourneaux. Suivez les indications du fabricant sur les espèces admises.
  • La distance entre cage et graines. Un grand oiseau accroché à la cage ne doit pas atteindre les orifices du bec.

Les cages arrêtent aussi les écureuils et les tourterelles, ce qui est un avantage ou un inconvénient selon qui vous voulez nourrir. Notre sélection de mangeoires anti-écureuils comprend des modèles grillagés et à fermeture par le poids, dont beaucoup découragent aussi les gros oiseaux.

Les mangeoires à fermeture par le poids

Ces mangeoires ferment leurs orifices quand un animal lourd se pose sur le perchoir. Le Cornell Lab et Project FeederWatch les citent toutes deux. Certains modèles permettent de régler le seuil pour qu’elles se ferment sous un pigeon ou un étourneau tout en laissant manger les verdiers.

Limites à connaître :

  • Plusieurs petits oiseaux posés en même temps peuvent atteindre le poids d’un gros sur certains modèles.
  • Certains étourneaux apprennent à se nourrir en vol stationnaire ou accrochés au tube. C’est moins efficace pour eux, mais cela arrive.
  • Les réglages varient selon les modèles : lisez la notice, car beaucoup sont réglés d’usine pour les écureuils.

Les silos à perchoirs courts

Project FeederWatch recommande les silos à perchoirs courts pour décourager les gros oiseaux. Étourneaux et pigeons ont besoin d’un appui solide, alors que les petits passereaux s’accrochent volontiers à un court ergot. Certains propriétaires raccourcissent les perchoirs longs ou en retirent un sur deux. Dans ce cas, vérifiez que la mangeoire reste stable et que les perchoirs restants sont bien face aux orifices.

Protéger la graisse

C’est le changement le plus efficace pour la graisse. Project FeederWatch recommande les mangeoires à graisse accessibles uniquement par-dessous. Pics, sittelles et mésanges se nourrissent facilement la tête en bas ; les étourneaux n’y parviennent que maladroitement et peu longtemps. En France, ces modèles sont moins courants que les cages à boules de graisse ; une alternative consiste à placer les boules dans une cage entourée d’un second grillage à larges mailles, que les mésanges traversent et pas les étourneaux. Pour les différents modèles, voyez notre sélection des meilleures mangeoires à boules de graisse.

Étape 3 : arrêtez le plateau et le nourrissage au sol

Le conseil de Project FeederWatch pour décourager les gros oiseaux est clair : évitez les plateaux et le nourrissage au sol. C’est exactement ce qu’aiment les étourneaux et les pigeons, qui mangent debout.

Que faire :

  1. Retirez plateaux et tables de nourrissage pendant une vague d’étourneaux ou de pigeons. Rangez-les pour la saison si les bandes persistent.
  2. Cessez de jeter des graines au sol.
  3. Ramassez les graines tombées sous les mangeoires suspendues. Coques et graines tombées retiennent les bandes au pied.
  4. Envisagez un plateau récupérateur sous les mangeoires, seulement si les gros oiseaux ne peuvent pas s’y poser.
  5. Choisissez un mélange sans déchets, à base de graines décortiquées sans millet ni maïs, qui laisse peu de débris à glaner.

Vous perdrez certains habitués du sol comme le rougegorge, le merle noir et l’accenteur mouchet. Pour continuer à les nourrir, une mangeoire au sol placée sous une cage basse à petites mailles est un compromis, au prix d’un peu plus d’entretien.

Étape 4 : envisagez une courte pause

Quand une grosse bande s’installe dans une routine quotidienne, une pause casse l’habitude. Retirez les mangeoires une à deux semaines. Les bandes vont chercher ailleurs, et vos petits oiseaux reviennent en général vite une fois les mangeoires réinstallées. C’est le même principe que celui recommandé face à un épervier à la mangeoire, et c’est souvent plus rapide que d’attendre que la bande se lasse.

Une pause marche mieux si vous en profitez pour changer nourriture et mangeoires en même temps. Si vous rouvrez avec le même dispositif, la bande reviendra.

Étape 5 : adaptez vos nichoirs

Les étourneaux recherchent les cavités, et les nichoirs n’y échappent pas. La protection la plus simple est le diamètre du trou d’envol.

  • Utilisez le bon trou pour l’espèce voulue. Un trou de 28 mm pour la mésange bleue ou de 32 mm pour la mésange charbonnière est trop petit pour un étourneau, qui a besoin d’environ 45 mm.
  • Évitez les trous surdimensionnés si vous ne voulez pas d’étourneaux.
  • Pas de perchoir sous l’entrée. Les cavernicoles n’en ont pas besoin, et il aide prédateurs et concurrents.
  • Vérifiez les nichoirs hors période de nidification et nettoyez-les en automne.

Et si vous avez de la place, pourquoi ne pas offrir aux étourneaux leur propre nichoir, à l’écart des mangeoires ? Vu leur déclin, c’est une façon de partager le jardin plutôt que de le leur fermer.

Est-il légal de chasser ou détruire étourneaux et pigeons ?

C’est une question fréquente, et la réponse dépend de l’espèce.

En France, la plupart des oiseaux des jardins sont protégés. L’étourneau sansonnet et le pigeon ramier font partie des espèces chassables, et certaines espèces comme la pie bavarde ou la corneille noire peuvent faire l’objet de mesures de régulation encadrées par arrêté selon les départements. Le choucas des tours est protégé, avec des dérogations locales strictement encadrées. Ces règles concernent la chasse et les dégâts agricoles, pas la gestion d’une mangeoire.

Au Canada, le statut de l’étourneau et des ictéridés relève de règles fédérales et provinciales qui diffèrent selon les espèces.

Pour une mangeoire de jardin, la bonne approche pour toutes ces espèces est l’exclusion, pas l’élimination. Les changements de nourriture et de mangeoires règlent le problème sans piège, poison ni autorisation.

Ce qui ne marche pas

Graines et graisse au piment

Les oiseaux ne réagissent guère à la capsaïcine, la molécule qui rend le piment piquant : les produits pimentés ne découragent donc ni les étourneaux ni les pigeons. Ils sont vendus surtout contre les écureuils, qui eux ressentent le piquant.

Bruits, objets brillants et leurres

Les rubans réfléchissants, les moulinets et les leurres de rapaces provoquent parfois une brève réaction, mais les oiseaux en groupe s’y habituent vite quand la nourriture est bonne.

Poisons et produits collants

N’utilisez jamais de poison, de glu ou de répulsif collant près des mangeoires. Ils tuent ou blessent les autres oiseaux et la faune, et beaucoup de ces usages sont illégaux.

Le calendrier des bandes

SaisonCe qui se passe en général
PrintempsLes étourneaux nichent ; les visites aux mangeoires diminuent
Fin du printemps et étéLes étourneaux amènent leurs jeunes bruns aux mangeoires et s’attaquent à la graisse
AutomneLes bandes grossissent avec les migrateurs venus du nord et de l’est ; les dortoirs se forment
HiverGrandes bandes d’étourneaux et de pigeons ramiers ; pression maximale sur plateaux et sol

Les groupes familiaux d’étourneaux de début d’été ne restent souvent que quelques semaines. Si c’est votre seule période difficile, un changement temporaire de nourriture peut suffire.

Un poste de nourrissage résistant, de A à Z

Voici une disposition pratique qui frustre la plupart des étourneaux et des pigeons tout en nourrissant une grande variété de passereaux :

  • Une mangeoire grillagée avec du tournesol noir ou un mélange tournesol et carthame.
  • Un silo à perchoirs courts avec du carthame pur.
  • Un silo à chardonnerets avec du niger.
  • Une mangeoire à graisse protégée pour les pics et les sittelles.
  • Une mangeoire à arachides en coque, ou grillagée si les geais et les mésanges sont des habitués.
  • Aucun plateau ni nourrissage au sol tant que les bandes sont là.
  • Un sol propre sous toutes les mangeoires, ratissé chaque semaine.

Gardez aussi les mangeoires propres. Les grandes bandes laissent beaucoup de fientes, ce qui augmente le risque de maladie. Notre guide pour nettoyer une mangeoire présente la routine.

Les erreurs courantes

  1. Proposer un mélange bon marché plein de millet et de maïs. C’est exactement ce que veulent étourneaux et pigeons. Les petits oiseaux trient le tournesol et jettent le reste au sol, où la bande le mange.
  2. Laisser un plateau « pour les tourterelles ». Un plateau ouvert invite tous les gros oiseaux du quartier.
  3. Laisser les boules de graisse en cage ouverte en été. Une famille d’étourneaux vide une boule très vite.
  4. Ne pas ramasser les graines tombées. Même avec des mangeoires parfaites, elles retiennent les bandes au pied.
  5. Attendre des résultats du jour au lendemain. Il faut des jours à une bande pour abandonner une source de nourriture. Donnez au moins une à deux semaines à vos changements.

Sources

Les plus lus

Questions fréquentes

Quelles graines les étourneaux n'aiment-ils pas ?

Le Cornell Lab cite le carthame et le tournesol strié comme difficiles à décortiquer pour les oiseaux qui n'ont pas un bec de granivore. L'étourneau a un bec fin et assez tendre : les arachides en coque lui résistent, et le niger servi dans un silo à petits orifices lui convient mal. Il préfère la nourriture facile : maïs concassé, millet, graisse, pain et restes de cuisine.

Les étourneaux sont-ils protégés en France ?

L'étourneau sansonnet est une espèce indigène en Europe, en déclin dans plusieurs pays européens. En France, il fait partie des espèces chassables et peut faire l'objet de mesures de régulation encadrées localement, alors que la plupart des passereaux du jardin sont protégés, comme le choucas des tours. Au jardin, la seule réponse raisonnable reste l'exclusion par la nourriture et les mangeoires, jamais la destruction.

Comment protéger les boules de graisse des étourneaux ?

Servez la graisse dans une cage entourée d'un second grillage à larges mailles, que les mésanges traversent mais pas les étourneaux, ou dans une mangeoire à graisse accessible uniquement par-dessous. Project FeederWatch recommande ce second modèle : pics, sittelles et mésanges se nourrissent facilement la tête en bas, alors que les étourneaux y parviennent mal et peu longtemps.

Comment empêcher les pigeons et les tourterelles de manger aux mangeoires ?

Pigeons ramiers et tourterelles turques se nourrissent surtout au sol et sur les plateaux. Supprimez le plateau, ne jetez plus de graines par terre, ramassez celles qui tombent et servez les graines dans des silos suspendus à perchoirs courts ou dans une mangeoire grillagée. Ils finissent en général par aller chercher leur nourriture ailleurs.

Les mangeoires à fermeture par le poids arrêtent-elles les étourneaux ?

Beaucoup le peuvent. Ces mangeoires ferment leurs orifices quand un animal trop lourd se pose sur le perchoir, et certains modèles permettent de régler le seuil. Project FeederWatch les cite comme un moyen d'exclure les grands oiseaux. L'efficacité dépend du réglage et du fait que plusieurs petits oiseaux se posent parfois ensemble.