Oiseaux qui mangent les moustiques : lesquels, et combien ?
Oiseaux qui mangent les moustiques : hirondelles, martinets et pouillots en attrapent, mais les moustiques pèsent peu dans leur régime et ne suffisent pas.

Dans cet article
- Réponse rapide : les oiseaux et les moustiques
- Quels oiseaux mangent des moustiques ?
- Pourquoi les moustiques pèsent-ils si peu dans le régime des oiseaux ?
- « Une hirondelle mange 3 000 moustiques par jour » : vrai ou faux ?
- Les chauves-souris mangent-elles plus de moustiques que les oiseaux ?
- Qui mange le plus efficacement les moustiques ?
- Comment réduire les moustiques sans nuire aux oiseaux ?
- Pourquoi les insectes sont-ils si importants pour les oiseaux ?
- Comment un oiseau attrape-t-il une proie aussi petite ?
- Les moustiques piquent-ils les oiseaux ?
- Les moustiques rendent-ils les oiseaux malades ?
- Idées reçues sur les oiseaux et les moustiques
- Ce que cela change pour l’observateur au jardin
- En bref
- Sources
- Questions fréquentes
Les oiseaux qui mangent les moustiques sont nombreux : hirondelles, martinets, engoulevents, gobemouches, pouillots, fauvettes et troglodytes attrapent les adultes, et canards et limicoles mangent leurs larves aquatiques. Mais les moustiques ne représentent qu’une petite part du régime de la plupart des oiseaux, car ils sont minuscules et dispersés. Les chiffres spectaculaires de « 3 000 moustiques par jour » ne reposent sur aucune étude de régime : les oiseaux contribuent à les limiter, mais aucun ne débarrassera seul votre jardin des moustiques.
L’idée qu’un seul oiseau avale des milliers de moustiques par jour est une légende. Voici ce que mangent vraiment les oiseaux, quelles espèces attrapent des moustiques, et ce qui marche vraiment si vous voulez moins de piqûres et plus d’oiseaux.
Réponse rapide : les oiseaux et les moustiques
- Beaucoup d’oiseaux mangent des moustiques, mais de façon opportuniste, au sein d’un régime insectivore varié.
- Les chasseurs aériens, comme les hirondelles, les martinets et l’engoulevent, capturent les adultes en vol.
- Les glaneurs et gobe-mouches, comme les pouillots, les fauvettes, les gobemouches et le troglodyte, les happent autour de la végétation.
- Les oiseaux d’eau, comme les canards et les limicoles, mangent larves et nymphes en eau peu profonde.
- Les chiffres spectaculaires (« 3 000 moustiques par jour ») ne reposent pas sur des études de régime.
- Supprimer les eaux stagnantes fait bien plus contre les moustiques qu’attirer les oiseaux.
Quels oiseaux mangent des moustiques ?
Presque tout petit oiseau insectivore mange un moustique quand l’occasion se présente. Ceux qui le font le plus souvent ont des habitudes qui les placent au bon endroit au bon moment.
Les chasseurs d’insectes aériens
- Les hirondelles. L’hirondelle rustique, l’hirondelle de fenêtre et l’hirondelle de rivage chassent au ras de l’eau et des prés. Elles capturent un large éventail d’insectes volants, dont de petites mouches. Les hirondelles de France passent l’hiver en Afrique subsaharienne.
- Les martinets. Le martinet noir, qui revient chaque printemps crier au-dessus des toits de nos villes, balaie le ciel à la recherche d’insectes et d’araignées portés par le vent. Il chasse en général plus haut que les moustiques, mais prend de petits insectes à toutes les altitudes.
- L’engoulevent d’Europe. Il chasse au crépuscule et à l’aube, quand beaucoup de moustiques sont actifs, mais ses proies sont dominées par les papillons de nuit, les coléoptères et d’autres gros insectes.
Les gobe-mouches et les glaneurs
- Les gobemouches. Le gobemouche gris s’élance d’un perchoir pour happer les insectes qui passent, puis revient s’y poser.
- Les pouillots et les fauvettes. Le pouillot véloce, la fauvette à tête noire et leurs cousins cueillent les insectes sur les feuilles et les rameaux, et les attrapent parfois en vol.
- Le troglodyte et les mésanges. Surtout glaneurs, ils prennent petits insectes et araignées sur l’écorce et la végétation, y compris des moustiques au repos.
- Le rougequeue noir. Posé sur un toit ou un muret, il descend capturer les insectes au sol ou en vol.

Les oiseaux d’eau qui mangent les larves
Les larves et nymphes de moustiques vivent en eau calme. Parmi leurs prédateurs ailés :
- Les canards de surface, comme le colvert et la sarcelle d’hiver, qui filtrent la nourriture en surface et dans les eaux peu profondes.
- Les limicoles, comme les chevaliers et les bécasseaux, qui sondent et picorent dans la vase et l’eau peu profonde.
- Quelques passereaux, qui cueillent des larves au bord des flaques et des mares.
Les poissons et les insectes aquatiques prédateurs sont en général des prédateurs de larves bien plus importants que les oiseaux.
Pourquoi les moustiques pèsent-ils si peu dans le régime des oiseaux ?
Tout est question d’énergie. Un oiseau qui se nourrit cherche à obtenir le plus de calories possible pour l’effort fourni. Un moustique ne pèse que quelques milligrammes. Un papillon de nuit, un coléoptère, une libellule ou une chenille apportent beaucoup plus pour une poursuite comparable. Quand ils ont le choix, la plupart des oiseaux visent les proies plus grosses.
Le moment et le lieu comptent aussi :
- Beaucoup de moustiques sont surtout actifs au crépuscule, la nuit et à l’aube, et se reposent à l’ombre de la végétation le jour. De nombreux chasseurs aériens diurnes s’alimentent quand et où les moustiques sont moins nombreux. Le moustique tigre fait exception : il pique volontiers en journée, mais reste près du sol, autour de ses hôtes.
- Les moustiques volent souvent bas, près de la végétation. Hirondelles et martinets peuvent chasser beaucoup plus haut.
- Leur abondance est irrégulière. D’autres insectes, comme les chironomes et les petites mouches, sont souvent bien plus nombreux au-dessus de l’eau.
Les moustiques apparaissent donc dans le régime des oiseaux, mais en général en petite proportion.
« Une hirondelle mange 3 000 moustiques par jour » : vrai ou faux ?
C’est l’une des idées reçues les plus répandues. On lit souvent qu’une hirondelle, un martinet ou une mésange consommerait des milliers de moustiques par jour, un argument parfois utilisé pour vendre des nichoirs « anti-moustiques ». Aux États-Unis, la même légende entoure l’hirondelle noire, une grande hirondelle américaine.
Les études de régime ne confirment pas ces chiffres. Les analyses du contenu des pelotes et des becquées d’hirondelles et de martinets montrent surtout des mouches, des pucerons ailés, de petits coléoptères, des hyménoptères et d’autres insectes volants. Les moustiques y figurent, mais en faible proportion. Chez l’hirondelle noire américaine, les spécialistes rapportent même que les moustiques sont souvent totalement absents.
Accueillir hirondelles et martinets est une excellente idée : leurs populations déclinent et ils manquent de sites de nidification. Faites-le pour le plaisir et pour la conservation, pas comme moyen de lutte contre les moustiques.
Les chauves-souris mangent-elles plus de moustiques que les oiseaux ?
On présente souvent les chauves-souris, comme la pipistrelle commune, comme les vraies mangeuses de moustiques, avec des chiffres de plusieurs milliers par nuit. Elles chassent la nuit, et certaines espèces mangent effectivement des moustiques. Mais les études de régime montrent le même schéma que chez les oiseaux : les moustiques forment en général une petite part du menu, dominé par les papillons de nuit, les petits diptères et les coléoptères. Des analyses ADN récentes de crottes de chauves-souris confirment la présence de moustiques chez plusieurs espèces, mais les chiffres spectaculaires viennent surtout d’anciennes expériences en laboratoire, pas de l’alimentation en nature.
Conclusion honnête : oiseaux et chauves-souris aident, aucun n’est une solution miracle.

Qui mange le plus efficacement les moustiques ?
Une combinaison de prédateurs agit ensemble, surtout dans l’eau :
| Prédateur | Stade consommé | Importance |
|---|---|---|
| Petits poissons indigènes (épinoches, vairons) | Larves, nymphes | Peut être très efficace dans les mares permanentes |
| Larves de libellules et demoiselles | Larves | Importantes dans les mares et zones humides |
| Libellules et demoiselles adultes | Adultes | Capturent beaucoup de petits insectes volants |
| Insectes aquatiques prédateurs (notonectes, dytiques) | Larves | Importants dans les mares naturelles |
| Tritons | Larves | Consomment des invertébrés aquatiques dans les mares |
| Oiseaux | Adultes et larves | Utiles mais opportunistes |
| Chauves-souris | Adultes | Utiles mais opportunistes |
| Araignées | Adultes | Beaucoup de moustiques finissent dans les toiles |
N’introduisez pas de gambusies, ces petits poissons souvent présentés comme « mangeurs de moustiques » : en France, elles sont exotiques et nuisent aux amphibiens et aux invertébrés indigènes. Et le moustique tigre, désormais installé dans une grande partie de la France, pond dans de minuscules récipients, soucoupes, seaux, gouttières bouchées, pneus, où presque aucun prédateur ne l’atteint. D’où l’efficacité de la suppression des eaux stagnantes.
Comment réduire les moustiques sans nuire aux oiseaux ?
- Videz chaque semaine les eaux stagnantes. Vérifiez seaux, jouets, soucoupes de pots, bâches, gouttières, récupérateurs d’eau mal fermés et vieux pneus. Par temps chaud, certains moustiques passent de l’œuf à l’adulte en une semaine environ.
- Changez l’eau du bain d’oiseaux au moins deux fois par semaine. Vider et remplir interrompt le cycle avant que les larves n’arrivent à terme, et frotter garde le bain propre. Lisez comment nettoyer un bain d’oiseaux.
- Faites bouger l’eau. Un goutte-à-goutte ou une petite pompe rend le bain moins propice à la ponte et plus attirant pour les oiseaux.
- Réfléchissez avant d’utiliser le Bti. Le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) est une bactérie qui tue les larves de moustiques et de certains moucherons, jugée peu toxique pour les oiseaux eux-mêmes. Mais en Camargue, une étude publiée en 2010 a associé les traitements au Bti à un moindre succès de reproduction de l’hirondelle de fenêtre, par réduction de ses proies. Réservez-le aux eaux que vous ne pouvez pas vider, selon l’étiquette.
- Évitez les insecticides à large spectre. Les pulvérisations au jardin tuent de nombreux insectes non ciblés, dont les chenilles dont les oiseaux nourrissent leurs petits, ainsi que des prédateurs comme les libellules et les araignées.
- Oubliez les lampes UV électrocutantes. Les études montrent que les moustiques et autres insectes piqueurs ne représentent qu’une infime fraction de leurs victimes, surtout des insectes inoffensifs ou utiles que mangent les oiseaux.
- Protégez-vous directement. Moustiquaires, ventilateur sur la terrasse, vêtements longs et répulsifs recommandés par les autorités sanitaires préviennent bien mieux les piqûres qu’un oiseau.
Pourquoi les insectes sont-ils si importants pour les oiseaux ?
Même s’ils ne contrôlent pas les moustiques, les oiseaux ont un besoin vital d’insectes. La plupart des oiseaux terrestres nourrissent leurs petits d’insectes, y compris des espèces granivores à l’âge adulte, comme le pinson des arbres ou le moineau domestique. Les chenilles sont particulièrement précieuses : tendres, nourrissantes et abondantes sur les plantes indigènes.
Des recherches menées aux États-Unis par Doug Tallamy, de l’université du Delaware, ont montré qu’un couple de mésanges de Caroline a besoin de milliers de chenilles pour élever une seule nichée, et que les jardins riches en plantes indigènes en produisent davantage. Nos mésanges bleues et charbonnières dépendent tout autant du pic de chenilles du printemps. Voilà pourquoi les pesticides au jardin peuvent nuire aux oiseaux même lorsqu’ils visent des « nuisibles ». Lisez que mangent les oisillons ?
Les insectivores aériens, dont les hirondelles et les martinets, ont davantage décliné que la plupart des autres groupes d’oiseaux en Europe et en Amérique du Nord ces dernières décennies. Les programmes de suivi comme le STOC, coordonné par le Muséum national d’Histoire naturelle dans le cadre de Vigie-Nature, documentent ces baisses en France. Les chercheurs soupçonnent plusieurs causes, dont le déclin des insectes volants, les changements d’habitat et les pesticides. Notre article pourquoi les populations d’oiseaux déclinent-elles ? donne une vue d’ensemble.

Comment un oiseau attrape-t-il une proie aussi petite ?
- Une large ouverture du bec. Hirondelles, martinets et engoulevents ont un petit bec mais une bouche très large, qui fonctionne comme une épuisette : pas besoin de viser parfaitement.
- Des vibrisses autour du bec. Beaucoup de gobemouches et d’engoulevents portent des soies raides à la commissure. On dit souvent qu’elles canalisent les insectes ; des études suggèrent qu’elles servent plutôt à protéger les yeux ou au toucher. Leur rôle reste discuté.
- Une vision rapide. Des tests sur le gobemouche noir ont montré qu’il perçoit le clignotement à des fréquences bien au-delà des limites humaines, un atout pour suivre des insectes au vol erratique.
- Un vol agile. Les ailes longues et pointues des hirondelles et des martinets, ou les courtes sorties des gobemouches, permettent de changer de direction instantanément.
- Chasser là où les insectes se concentrent. Les hirondelles suivent les essaims au-dessus de l’eau, autour du bétail et le long des haies. Le héron garde-bœufs suit les troupeaux pour capturer les insectes qu’ils dérangent.
Les moustiques piquent-ils les oiseaux ?
Oui. De nombreuses espèces de moustiques se nourrissent sur les oiseaux, et certaines, dont beaucoup de moustiques du genre Culex, comme le moustique commun de nos maisons, les préfèrent. Ils piquent la peau exposée autour des yeux, du bec et des pattes. Les oisillons, en partie nus et incapables de fuir, sont particulièrement exposés.
Les oiseaux se défendent : ils lissent leurs plumes, secouent la tête, glissent bec et pattes dans leur plumage au repos et choisissent des perchoirs ventés. Le plumage dense bloque la plupart des piqûres sur le corps. Mais ils ne peuvent pas éviter totalement les moustiques, et c’est ainsi que des maladies circulent entre oiseaux, et parfois des oiseaux vers l’humain.
Les moustiques rendent-ils les oiseaux malades ?
Oui. Les moustiques ne sont pas seulement des proies ; ce sont aussi des vecteurs de maladies.
- Le virus Usutu. Transmis par des moustiques Culex, il a provoqué d’importantes mortalités de merles noirs dans plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, l’Autriche et la France. Si vous trouvez plusieurs merles morts en fin d’été, la LPO ou le réseau SAGIR de l’Office français de la biodiversité peut être informé.
- Le virus du Nil occidental. Il circule entre moustiques Culex et oiseaux, qui en sont des hôtes clés. En Amérique du Nord, où il est apparu en 1999, il a fait chuter les effectifs de corneilles, de geais et de pies. En France, il est surveillé chaque été, surtout sur le pourtour méditerranéen.
- Le paludisme aviaire. Causé par des parasites Plasmodium transmis par les moustiques, il a décimé les drépanis, oiseaux endémiques d’Hawaï qui avaient évolué sans moustiques. Beaucoup d’espèces survivantes vivent en altitude, où le froid limite les moustiques, et le réchauffement climatique les menace.
Pour l’observateur au jardin, la leçon est claire : supprimer les eaux stagnantes protège aussi les oiseaux. Lisez également peut-on tomber malade à cause des mangeoires ?

Idées reçues sur les oiseaux et les moustiques
Idée reçue : un bain d’oiseaux fabrique des moustiques, mieux vaut s’en passer. Réalité : un bain vidé et rempli au moins deux fois par semaine ne produira pas de moustiques, et il aidera les oiseaux.
Idée reçue : attirer les oiseaux supprime les moustiques. Réalité : les oiseaux aident modestement. Supprimer les eaux stagnantes est bien plus efficace.
Idée reçue : les chauves-souris mangent tous les moustiques que les oiseaux ratent. Réalité : elles en mangent, mais surtout des insectes plus gros.
Idée reçue : traiter aux insecticides aide les oiseaux en réduisant les nuisibles. Réalité : les pulvérisations à large spectre réduisent les insectes dont les oiseaux ont besoin pour nourrir leurs petits.
Ce que cela change pour l’observateur au jardin
- Plantez des espèces indigènes : elles nourrissent les chenilles et autres insectes indispensables aux oiseaux. Lisez aménager un petit jardin pour les oiseaux.
- Laissez des feuilles mortes. Elles abritent insectes, araignées et autres invertébrés. Découvrez pourquoi un grand nettoyage d’automne nuit aux oiseaux.
- Gardez une eau propre et fraîche, près d’un couvert. Notre article comment les oiseaux boivent-ils ? explique les installations qu’ils préfèrent.
- Profitez du spectacle du soir : hirondelles au-dessus des mares, martinets au-dessus des toits, pipistrelles à la tombée de la nuit. Ils mangent des insectes, dont quelques moustiques.
En bref
- Beaucoup d’oiseaux mangent des moustiques, en petite proportion d’un régime insectivore varié.
- Hirondelles, martinets, engoulevents, gobemouches, pouillots, fauvettes et troglodytes attrapent les adultes.
- Canards et limicoles mangent larves et nymphes.
- Les chiffres de « milliers de moustiques par jour » ne sont pas étayés.
- Supprimer les eaux stagnantes est la mesure la plus efficace, notamment contre le moustique tigre.
- Changez l’eau du bain d’oiseaux au moins deux fois par semaine.
- Les moustiques transmettent aux oiseaux les virus Usutu et du Nil occidental et le paludisme aviaire.
Sources
Questions fréquentes
Quels oiseaux mangent le plus de moustiques ?
Les chasseurs d'insectes aériens comme les hirondelles, les martinets et l'engoulevent capturent des moustiques en vol, et de petits passereaux comme les pouillots, les fauvettes, les gobemouches ou le troglodyte les cueillent sur la végétation ou dans l'air. Canards, limicoles et autres oiseaux d'eau mangent les larves et les nymphes. Aucun oiseau connu ne se nourrit principalement de moustiques : ce sont des proies parmi beaucoup d'autres.
Une hirondelle mange-t-elle des milliers de moustiques par jour ?
Ce chiffre circule beaucoup, mais il n'est pas étayé. Les études de régime alimentaire des hirondelles montrent qu'elles capturent surtout des mouches, des pucerons ailés, de petits coléoptères et d'autres insectes volants, les moustiques n'en représentant qu'une petite part. La même prudence vaut pour les martinets et pour le chiffre souvent cité d'une chauve-souris avalant des milliers de moustiques par nuit.
Attirer les oiseaux débarrasse-t-il le jardin des moustiques ?
Les oiseaux aident un peu, mais ne résoudront pas le problème. Les moustiques sont petits et dispersés, et la plupart des oiseaux tirent davantage d'énergie d'insectes plus gros. La mesure la plus efficace est de supprimer les eaux stagnantes où ils se reproduisent, notamment en changeant l'eau du bain d'oiseaux au moins deux fois par semaine. C'est particulièrement vrai contre le moustique tigre.
Les mésanges mangent-elles des moustiques ?
Occasionnellement. Les mésanges se nourrissent surtout de chenilles, d'araignées et de petits insectes cueillis sur les feuilles et l'écorce, et un moustique au repos sur la végétation peut faire partie du repas. Mais les moustiques ne sont pas une proie recherchée, et installer des nichoirs à mésanges ne réduit pas sensiblement les piqûres au jardin.
Les moustiques peuvent-ils rendre les oiseaux malades ?
Oui. Les moustiques transmettent aux oiseaux des maladies comme le virus du Nil occidental, le virus Usutu et le paludisme aviaire. En Europe, le virus Usutu a provoqué des mortalités importantes de merles noirs dans plusieurs pays, dont la France. Les oiseaux jouent aussi un rôle central dans la circulation du virus du Nil occidental, car beaucoup de moustiques Culex piquent des oiseaux avant de piquer d'autres animaux.