Faut-il nourrir les oiseaux en été ?
Nourrir les oiseaux en été : ce n'est pas indispensable, et c'est acceptable si les mangeoires restent propres et les rations petites. Quoi offrir, quoi éviter.

Dans cet article
- Réponse rapide
- Les oiseaux ont-ils besoin d’être nourris en été ?
- Comment le nourrissage d’été affecte-t-il les oiseaux nicheurs ?
- Quels oiseaux fréquentent les mangeoires en été ?
- La mue justifie-t-elle un nourrissage ?
- Quels sont les meilleurs aliments à offrir en été ?
- Quels sont les risques du nourrissage par temps chaud ?
- L’eau est-elle plus importante que la nourriture en été ?
- Quand faut-il arrêter ou suspendre le nourrissage en été ?
- Comment aider les oiseaux en été sans mangeoire ?
- Comment organiser un nourrissage d’été raisonnable ?
- Idées reçues sur le nourrissage d’été
- Les erreurs courantes
- En bref
- Sources
- Questions fréquentes
Vous pouvez nourrir les oiseaux en été, mais ils n’en ont pas besoin comme en hiver, et la chaleur ajoute des risques. En France, la LPO recommande avant tout un nourrissage hivernal, de la mi-novembre à la fin mars environ, tandis que la RSPB britannique juge acceptable de nourrir toute l’année avec des aliments adaptés. En pratique : si vous continuez en été, proposez de petites quantités d’aliments frais et sûrs, nettoyez plus souvent, et faites de l’eau propre et peu profonde, 2 à 5 cm au maximum, votre priorité.
Ce guide explique pourquoi le nourrissage estival fait débat, ce qu’il faut offrir et éviter par temps chaud, comment il touche les oiseaux nicheurs, et les situations où mieux vaut faire une pause.
Réponse rapide
- Le nourrissage d’été n’est pas indispensable. Insectes, graines et fruits abondent.
- Il reste acceptable si les mangeoires sont propres et la nourriture fraîche.
- Les oisillons ont besoin d’insectes, pas de graines. La mangeoire aide surtout les parents à gagner du temps.
- Nettoyez plus souvent. Chaleur et humidité favorisent moisissures et bactéries.
- Réduisez les rations pour que tout soit mangé en un ou deux jours.
- Pas de cacahuètes entières ni de pain en période de nidification.
- L’eau est l’apport le plus précieux en période de chaleur et de sécheresse.
- Faites une pause en cas d’oiseaux malades, de rats ou d’avis sanitaire.
Les oiseaux ont-ils besoin d’être nourris en été ?
Non, mais cela ne veut pas dire qu’ils n’en tirent aucun bénéfice. L’été est la saison où la nourriture sauvage est la plus abondante : les insectes atteignent leur pic, beaucoup de plantes montent en graines, les fruits mûrissent à partir du milieu de l’été. Des oiseaux sauvages en bonne santé couvrent leurs besoins sans mangeoire.
C’est aussi une saison exigeante. Les adultes nourrissent leurs nichées, souvent deux ou plus dans la saison pour les mésanges, les merles ou les moineaux. Beaucoup d’espèces muent ensuite à la fin de l’été, ce qui demande des protéines pour fabriquer de nouvelles plumes. Une mangeoire fiable peut fournir aux adultes des calories rapides et leur laisser plus de temps pour chercher les chenilles dont leurs petits ont besoin.
C’est là que les positions divergent. La LPO conseille de concentrer le nourrissage sur la période froide, de le diminuer progressivement au printemps, puis de privilégier en été l’eau, les haies et les plantes sauvages. La RSPB, au Royaume-Uni, estime que nourrir toute l’année peut aider les oiseaux si les aliments sont adaptés, et les organismes nord-américains comme le Cornell Lab of Ornithology sont du même avis, avec une vigilance accrue sur l’hygiène par temps chaud. Aucune preuve solide ne montre que le nourrissage d’été rende les oiseaux dépendants. Nous faisons le point sur les études dans les oiseaux deviennent-ils dépendants des mangeoires ?
Comment le nourrissage d’été affecte-t-il les oiseaux nicheurs ?
Que mangent réellement les oisillons ?
Presque tous les passereaux nourrissent leurs petits d’insectes et d’autres invertébrés, y compris les espèces surtout granivores à l’âge adulte. Les chenilles sont essentielles. Un couple de mésanges charbonnières ou bleues apporte des centaines de chenilles par jour à sa nichée au pic du nourrissage, et la reproduction de ces espèces est calée sur le pic d’abondance des chenilles au printemps. Les graines ne remplacent ni ces protéines ni cette eau. Pour les parents, la graine est un en-cas, pas un repas pour les poussins.
Quelques exceptions existent. Le chardonneret élégant et le verdier d’Europe nourrissent largement leurs petits de graines régurgitées, ce qui explique qu’on les voie souvent au tournesol et au niger en plein été. Les pigeons et les tourterelles nourrissent leurs jeunes de « lait de jabot », une sécrétion du jabot des parents, complétée de graines.

Un mauvais aliment peut-il nuire aux oisillons ?
Oui, et c’est pourquoi le choix des aliments compte davantage en été qu’en hiver. La RSPB déconseille de proposer des cacahuètes entières en période de reproduction, car les parents peuvent les porter au nid où les poussins risquent de s’étouffer. Si vous donnez des cacahuètes, utilisez une mangeoire grillagée qui n’en laisse prendre que de petits fragments. Le pain, les biscuits secs et les boules de graisse cassées en morceaux présentent des risques comparables et une valeur nutritive médiocre.
Des aliments plus tendres et riches en protéines conviennent mieux en été :
- Des vers de farine, vivants ou séchés. La RSPB suggère de faire tremper les vers séchés en période de reproduction pour les ramollir et leur rendre un peu d’eau.
- Des graines de tournesol décortiquées. Faciles à manger, sans coque à casser, et moins de déchets sous la mangeoire.
- Des pâtes de graisse formulées pour la chaleur, qui restent fermes quand il fait chaud.
Et les jeunes à la mangeoire ?
L’un des plaisirs de l’été est de voir les adultes amener leurs jeunes à la mangeoire et les y nourrir. Jeunes mésanges charbonnières au plumage terne et jaunâtre, jeunes pics épeiches à calotte rouge, jeunes moineaux qui quémandent : ce sont des scènes courantes. Les jeunes ont souvent l’air ébouriffés, agitent les ailes et réclament bruyamment. Ils sont en général en bonne santé et n’ont pas besoin d’aide. Si vous en trouvez un au sol, observez d’abord de loin : les parents sont presque toujours à proximité.
Quels oiseaux fréquentent les mangeoires en été ?
La fréquentation estivale diffère de celle de l’hiver. Certains habitués se raréfient, comme le pinson du nord ou le tarin des aulnes, repartis vers le nord ou dispersés, tandis que des familles entières viennent se servir.
En France et en Europe
Dans les jardins français, l’été amène des groupes familiaux de moineaux domestiques, d’étourneaux sansonnets, de mésanges charbonnières et bleues, avec des chardonnerets élégants et, là où ils se maintiennent, des verdiers d’Europe. Les pics épeiches amènent souvent leurs jeunes aux distributeurs de graisse et de cacahuètes au début de l’été. Les jeunes fraîchement envolés peuvent être très différents des adultes, ce qui fait de l’été une bonne saison pour s’entraîner à l’identification. Le merle noir et le rougegorge profitent volontiers de quelques vers de farine en coupelle.
Au Canada et en Amérique du Nord
Pour les lecteurs du Québec et du reste du Canada, l’été est la saison des visiteurs qu’on ne voit jamais en hiver :
- Le colibri à gorge rubis fréquente les abreuvoirs à nectar, surtout en fin d’été, quand les jeunes rejoignent les adultes et que la migration commence.
- L’oriole de Baltimore prend du nectar, des demi-oranges et un peu de gelée de raisin, surtout au printemps et au début de l’été.
- Le cardinal à poitrine rose vient au tournesol.
- Le chardonneret jaune niche tard, en plein été, et nourrit ses petits de graines.
- Le merlebleu de l’Est et les troglodytes viennent volontiers aux vers de farine.

Une note sur les colibris pour les lecteurs d’Europe
Les colibris sauvages ne vivent que sur le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu. En France, en Belgique ou en Suisse, aucun colibri ne viendra à un abreuvoir. L’insecte souvent pris pour un colibri est le moro-sphinx, un papillon de jour qui fait du vol stationnaire devant les fleurs en déroulant sa longue trompe. Les conseils de ce guide sur le nectar concernent donc les lecteurs du Canada, des Antilles et d’Amérique latine, ou les voyageurs curieux.
La mue justifie-t-elle un nourrissage ?
Beaucoup de passereaux renouvellent toutes leurs plumes à la fin de l’été, après la reproduction. Les plumes sont faites surtout de protéines (kératine), et en refaire un jeu complet coûte cher. Pendant la mue, les oiseaux deviennent souvent plus discrets et plus silencieux, et leur vol peut être un peu moins efficace pendant la pousse des rémiges.
La nourriture sauvage, en particulier les insectes et les graines qui mûrissent, couvre généralement ces besoins. Des apports riches en protéines comme les vers de farine et le tournesol décortiqué, avec une eau de baignade propre, peuvent néanmoins aider pendant cette période. La mue explique aussi pourquoi certains oiseaux, comme les merles ou les geais, paraissent parfois dégarnis, voire chauves, à la fin de l’été. C’est impressionnant, mais généralement normal.
Quels sont les meilleurs aliments à offrir en été ?
| Aliment | Qui en mange | Remarques pour l’été |
|---|---|---|
| Tournesol noir | Mésanges, verdiers, pinsons, sittelles | Petites rations ; surveillez les graines agglomérées après la pluie |
| Tournesol décortiqué | La plupart des granivores, chardonnerets | Pas de coques ; s’abîme plus vite mouillé, donnez-en moins |
| Niger | Chardonnerets, tarins | Les chardonnerets nichent tard et en consomment beaucoup |
| Nectar (4 volumes d’eau pour 1 de sucre) | Colibris et orioles (Amériques seulement) | À changer tous les un à deux jours par forte chaleur |
| Fruits frais (pomme, poire, raisin) | Merles, grives, étourneaux, fauvettes | Petites quantités ; retirez-les avant qu’ils fermentent ou attirent les guêpes |
| Vers de farine | Rougegorges, merles, mésanges, moineaux | Faites tremper les vers séchés en période de nidification |
| Pâte de graisse pour la chaleur | Pics, sittelles, mésanges | Choisissez des produits prévus pour les températures élevées |
| Eau fraîche | Presque tous les oiseaux | L’apport le plus utile par chaleur et sécheresse |
Pour aller plus loin, lisez nos guides sur les fruits pour les oiseaux et la recette du nectar pour colibris.
Peut-on donner de la graisse en été ?
Les boules et pains de graisse classiques ramollissent et peuvent rancir à la chaleur. La graisse fondue peut aussi engluer les plumes, ce qui réduit leur isolation et leur imperméabilité, un souci surtout avec les produits mous et gras. En été, choisissez des pâtes de graisse à point de fusion élevé, mélangées à de la farine ou à des flocons pour rester fermes, placez-les à l’ombre, et remplacez-les dès qu’elles ramollissent, sentent le rance ou moisissent. Beaucoup de jardiniers préfèrent tout simplement arrêter la graisse d’avril à octobre.

Quels sont les risques du nourrissage par temps chaud ?
Graines abîmées et moisissures
Chaleur plus humidité ou pluie : c’est la recette des graines moisies et agglomérées. Les moisissures peuvent produire des toxines, comme les aflatoxines, nocives pour les oiseaux. Les silos accumulent des graines humides à leur base, et un plateau peut se transformer en bouillie après un orage.
- Ne remplissez les mangeoires qu’avec ce que les oiseaux mangent en un ou deux jours.
- Utilisez des mangeoires percées de trous d’écoulement et des plateaux à fond grillagé.
- Secouez les mangeoires après la pluie et vérifiez qu’aucune graine ne s’agglomère.
- Stockez les graines au frais et au sec, dans un contenant fermé.
Maladies
La chaleur aide des bactéries comme les salmonelles à survivre, et la trichomonose, qui a durement touché les verdiers et les pinsons en Europe, se transmet par la nourriture et l’eau souillées. Nettoyez les mangeoires au moins toutes les deux semaines, et chaque semaine par temps chaud et humide. Frottez, faites tremper dans une solution d’eau de Javel diluée (au maximum 1 volume de Javel pour 9 volumes d’eau), rincez abondamment et laissez sécher complètement. Si vous voyez des oiseaux malades, retirez les mangeoires pendant environ deux semaines. Notre guide pour nettoyer une mangeoire détaille les étapes.
Fermentation du nectar
Pour les lecteurs des Amériques : le nectar pour colibris fermente vite à la chaleur, et un nectar moisi peut leur nuire. Une règle courante consiste à le changer tous les un à deux jours quand il fait autour de 30 à 35 °C, et tous les trois à cinq jours par temps plus doux. Accrochez l’abreuvoir à mi-ombre et ne le remplissez qu’en partie.
Abeilles, guêpes et fourmis
Les fruits et le nectar attirent les insectes en fin d’été. Retirez les fruits entamés le soir même. Pour les abreuvoirs, les modèles avec protège-abeilles et réservoir anti-fourmis aident. N’enduisez jamais mangeoires ou poteaux d’huile ou d’insecticide, qui peuvent nuire aux oiseaux.
Rats et autres rongeurs
Les graines tombées au sol attirent souris et rats, surtout par temps chaud. Utilisez des aliments sans déchets comme le tournesol décortiqué, nettoyez sous les mangeoires et rentrez-les éventuellement la nuit. Voyez comment éloigner les rats des mangeoires.
Ours, au Canada
Dans les régions à ours noirs, les mangeoires sont l’une des causes les plus fréquentes de conflits entre humains et ours, et un ours qui prend l’habitude de les piller peut finir abattu. Beaucoup d’agences provinciales conseillent de retirer toutes les mangeoires tant que les ours sont actifs, en gros d’avril à novembre. Consultez les consignes de votre province et passez à l’eau, aux plantations et aux nichoirs pendant cette période.
L’eau est-elle plus importante que la nourriture en été ?
Pour beaucoup d’oiseaux, oui. Par temps chaud et sec, une eau propre pour boire et se baigner peut attirer des espèces qui ne viennent jamais aux graines : fauvettes à tête noire, grives, rougequeues, bergeronnettes. Le bain aide les oiseaux à entretenir leur plumage, ce qui compte pendant la mue. La LPO recommande de laisser de l’eau à disposition toute l’année, y compris en été.
- Gardez une eau peu profonde, 2 à 5 cm au maximum, avec une surface rugueuse ou en pente pour que les oiseaux aient pied.
- Placez le bain près d’un abri, mais pas collé à un massif dense où un chat peut se cacher.
- Changez l’eau tous les jours ou tous les deux jours pour éviter les larves de moustiques et les algues.
- Frottez régulièrement le récipient.
Voyez notre guide pour bien placer un bain pour oiseaux.

Quand faut-il arrêter ou suspendre le nourrissage en été ?
- Vous voyez des oiseaux malades. Retirez les mangeoires pendant environ deux semaines et désinfectez.
- Des rats ou d’autres nuisibles apparaissent. Faites une pause de quelques semaines et nettoyez les graines tombées.
- Vous ne pouvez pas nettoyer souvent. En été, une mangeoire sale fait plus de mal que pas de mangeoire du tout.
- Un avis sanitaire lié à la grippe aviaire est en vigueur dans votre secteur. Suivez les recommandations de notre article sur la grippe aviaire et les mangeoires.
- Vous vivez dans une région à ours, au Canada. Suivez les consignes de votre agence provinciale.
Comment aider les oiseaux en été sans mangeoire ?
Les mangeoires ne sont qu’un outil. En saison de reproduction, l’habitat fait bien davantage :
- Plantez des arbres et arbustes locaux. Chênes, saules, aubépines, prunelliers et noisetiers hébergent quantité de chenilles dont les parents ont besoin.
- Renoncez aux insecticides. Ils suppriment la nourriture dont dépendent les oisillons.
- Laissez monter les plantes en graines. Tournesols, cardères, centaurées et graminées sauvages nourrissent chardonnerets et moineaux à la fin de l’été.
- Offrez des sites de nidification. Nichoirs, haies denses et vieux arbres (quand ils ne présentent pas de danger) sont tous utiles.
- Gardez le chat à l’intérieur, surtout le matin, à l’époque des envols. Les jeunes au sol sont très vulnérables.
Comment organiser un nourrissage d’été raisonnable ?
Une routine simple rend le nourrissage estival sûr et facile à tenir :
- Gardez deux ou trois postes, pas six. Moins de mangeoires, c’est un nettoyage plus facile. Un silo à tournesol décortiqué, une coupelle de vers de farine et un bain couvrent l’essentiel.
- Installez les mangeoires à mi-ombre. L’ombre ralentit la dégradation des graines et de la graisse.
- Remplissez le matin, légèrement. Proposez ce que les oiseaux finiront en un ou deux jours.
- Vérifiez après chaque orage. Videz les graines mouillées, essuyez les plateaux et contrôlez les orifices.
- Renouvelez l’eau selon un rythme fixe. Tous les un à deux jours par temps chaud.
- Nettoyez à fond chaque semaine. Frottez et désinfectez mangeoires, plateaux et bains, puis laissez sécher.
- Ratissez sous les mangeoires. Retirez coques et graines tombées au moins une fois par semaine.
Idées reçues sur le nourrissage d’été
| Idée reçue | Réalité |
|---|---|
| Nourrir en été rend les oiseaux paresseux ou dépendants. | Les oiseaux trouvent l’essentiel de leur nourriture dans la nature, surtout les insectes pour leurs petits. |
| Les oiseaux ne viennent pas aux mangeoires en été. | Beaucoup viennent, notamment les familles avec leurs jeunes. |
| Tous les aliments conviennent en été. | Cacahuètes entières, pain et graisse molle présentent des risques supplémentaires. |
| L’eau ne sert qu’en hiver. | Les oiseaux boivent et se baignent beaucoup en été, surtout pendant la mue. |
Les erreurs courantes
- Remplir les mangeoires à ras bord. Les grosses quantités s’abîment avant d’être mangées.
- Donner des cacahuètes entières ou du pain en période de nidification. Les deux peuvent nuire aux oisillons.
- Laisser de la graisse classique au soleil. Elle ramollit, rancit et peut salir les plumes.
- Oublier le sol. Coques et graines sous les mangeoires pourrissent et attirent les rongeurs.
- Négliger l’eau. Un bain sale ou vide en pleine canicule est une occasion manquée.
En bref
- La LPO privilégie le nourrissage hivernal ; la RSPB accepte le nourrissage toute l’année avec une bonne hygiène.
- La plupart des oisillons de passereaux sont nourris d’insectes, pas de graines.
- Pas de cacahuètes entières en période de reproduction.
- L’eau propre attire des espèces qui ne viennent jamais aux graines.
- Les colibris sauvages ne vivent qu’en Amérique ; en Europe, c’est le moro-sphinx qu’on prend pour un colibri.
Sources
Questions fréquentes
Est-ce mauvais de nourrir les oiseaux en été ?
Pas si c'est bien fait. En France, la LPO recommande surtout un nourrissage hivernal, de la mi-novembre à la fin mars, alors que la RSPB britannique juge le nourrissage toute l'année acceptable avec des aliments adaptés. Les deux s'accordent sur l'essentiel : en été, petites rations, mangeoires nettoyées souvent, aucun aliment dangereux pour les poussins, et de l'eau propre en priorité.
Que donner aux oiseaux en été ?
Si vous nourrissez en été, privilégiez les graines de tournesol décortiquées, un peu de niger pour les chardonnerets, des vers de farine réhydratés et des fruits frais en petite quantité. Évitez les cacahuètes entières, le pain et les boules de graisse qui ramollissent au soleil. Dans tous les cas, de l'eau fraîche pour boire et se baigner est l'apport le plus utile par temps chaud.
Nourrir les oiseaux en été nuit-il aux oisillons ?
Pas avec des aliments adaptés. La plupart des passereaux nourrissent leurs petits d'insectes, et la mangeoire sert surtout aux adultes. Le risque vient d'aliments inadaptés rapportés au nid : la RSPB déconseille les cacahuètes entières en période de reproduction, car les poussins peuvent s'étouffer. Les vers de farine trempés et le tournesol décortiqué sont plus sûrs.
Faut-il laisser de l'eau aux oiseaux en été ?
Oui, c'est même l'aide la plus utile en période de chaleur et de sécheresse. Proposez une coupelle peu profonde, de 2 à 5 cm d'eau, avec un fond rugueux, placée à découvert mais près d'un abri. Changez l'eau tous les jours ou tous les deux jours et frottez le récipient régulièrement pour limiter les algues et les larves de moustiques.
Quand faut-il arrêter de nourrir les oiseaux en été ?
Suspendez le nourrissage si vous voyez des oiseaux malades, si des rats apparaissent, si vous ne pouvez pas nettoyer régulièrement, ou si les autorités émettent un avis lié à la grippe aviaire. Au Canada, dans les régions à ours, beaucoup d'agences provinciales conseillent de retirer les mangeoires tant que les ours sont actifs. Gardez alors un point d'eau et des plantes locales.